Communiqué du 20 avril 2006 - Transporteurs Routiers, les oubliés du gouvernement
Le marché du pétrole connaît sa 3ème crise majeure en moins de 2 ans. Au 14 avril, les prix avaient respectivement augmenté de 7,5 et 11 % à la cuve et à la pompe. Et ces augmentations ne tenaient pas compte de la situation internationale dégradée en raison de l’affaire iranienne, avec aujourd’hui un baril proche des 75 $ l’unité. Les deux premières crises ont été fatales à un très grand nombre d’entreprises et ont mis dans la précarité économique la très grande majorité du secteur. Les réponses qui y ont été apportées (pied de facture, indice gazole) n’ont jamais donné les résultats escomptés. Aujourd’hui les entreprises se retrouvent dans une situation alarmante. L’O.T.R.E. qui n’a jamais soutenu les mesures placebos prises, et qui n’y croit pas plus aujourd’hui qu’hier à l’inverse de certains, pose la question au gouvernement. Va-t-il rester sourd aux attentes de la Profession et rester prisonnier de l’orgueil mal placé de son ministre de l’économie ? Va-t-il enfin entendre raison et travailler sur les solutions proposées par l’OTRE et l’UPR ? Saura-t-il adopter la même sagesse et la même compréhension qu’à l’égard du secteur de l’Hôtellerie-restauration ? L’O.T.R.E. rappelle qu’elle soutient le mémorandum déposé par le ministre des transports devant le conseil des ministres européens, et lui demande aujuourd’hui de faire accélérer le dossier pour un traitement égalitaire de tous les transporteurs européens devant la taxe sur les carburants. L’O.T.R.E. lui demande aussi, et sans plus attendre, ainsi qu’au ministre des finances d’adopter à l’égard des professionnels de la route une mesure visant à aligner la T.I.P.P. sur le taux moyen européen. Les évènements et décisions de certains membres du Gouvernement de ces derniers mois, et jours (lundi de pentecôte) ont alimenté la défiance des transporteurs à son égard. Il ne faudrait pas que le dossier du gazole rallume des conflits passés.
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