« Ne pas se vendre et se faire respecter »
Changement de président, changement de personnalité. Dans une « Lettre ouverte à la profession », Bernard LATASTE présente la façon dont il entend travailler et maintenir le cap sur son objectif : la défense de la profession de transporteur routier.
« Le conseil d’administration vient de m’élire président de l’Otre. Être élu à l’unanimité par ses pairs est un honneur, j’en suis fier. Il ne me reste plus maintenant qu’à prouver le bien-fondé de cette confiance.
Chaque président donne son empreinte personnelle à sa mission. La mienne épousera des règles simples. J’aime à relire régulièrement quelques maximes de Detoeuf (Les propos de Barenton, confiseur). Avec le temps, ces phrases ont fini par me pénétrer : « L’honnêteté est rarement une marque d’intelligence, mais toujours une preuve de bon sens ». « En affaires, il n’est jamais nécessaire de mentir. C’est rarement utile et toujours dangereux. »
L'Otre ne sera jamais à vendre
Pour mettre en exergue ces principes fondamentaux, avec mes futurs interlocuteurs, qu’ils soient représentants de l’État, d’autres organisations professionnelles, ou d’horizons différents, j’appliquerai une politique d’écoute, de concertation, de compromis et de confiance. Cela ne m’empêchera pas de me faire respecter, d’être ferme, et de faire comprendre à tous que l’Otre ne sera jamais à vendre, et devra être respectée.
Je n’aime ni les affrontements, ni les escalades procédurières. Tout cela n’est que perte de temps, d’énergie, et entrave complètement les actions menées pour défendre notre profession. L’époque est trop délicate pour continuer ainsi. Aurais-je tort de croire aux hommes ? J’aurais effectivement tendance à faire confiance. Une chose est sûre, la première fausse note, s’il y en a une, ne viendra pas de moi.
Redorer le blason de la profession
Si ma méthode fonctionne, j’ai proposé à mes confrères et à mes collaborateurs de faire un bout de chemin à la tête de l’Otre. Mon désir le plus profond sera de redonner à notre profession tout l’éclat qu’elle a perdu, et de faire comprendre à chacun l’incontestable utilité du transport routier.
Notre profession a énormément investi, ces dernières années, dans sa qualité, dans son outil. Les hommes et les femmes qui la composent sont de grands professionnels, qui réalisent chaque jour des missions complexes, à mon goût pas assez valorisées par le grand public. Plutôt que de nous considérer comme des gêneurs et des pollueurs, j’aimerais que nos concitoyens apprécient le transport routier à sa juste valeur, avec tout le respect qu’il mérite.
Je viens, avec plaisir, renforcer le club des ambassadeurs dévoués à cette cause ».
Bernard Lataste, président de l'Otre.
« Ne pas se vendre et se faire respecter »
Le vendredi 27 mars 2009
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