Faillites en série en Ile-de-France
Les transporteurs routiers vont mal. Ceux de la région parisienne ne font pas exception. Le quotidien Le Parisien revient sur les faillites en série enregistrées l’an passé dans ce secteur : 569 entreprises de transport routier d’Ile-de-France ont fait faillite en 2008. Et ce n’est pas fini…
Sur les 2 050 entreprises de transport routier de marchandises qui ont fait faillite l’an passé, 569 étaient franciliennes… À Paris même, on a recensé l’an passé 148 défaillances dans le TRM, soit une hausse de 74%. La Seine-Saint Denis a enregistré 129 défaillances, soit une hausse de plus de 76%. Dans ce triste classement arrivent ensuite les Hauts-de-Seine, avec 65 défaillances, le Val d’Oise, avec 60 défaillances, la Seine-et-Marne, 54 défaillances, le Val-de-Marne, 50, l’Essonne, 43, puis les Yvelines avec 25 défaillances.
Ce funèbre record pourrait être battu cette année si l’on en croit les représentants des transporteurs. FNTR et Otre s’accordent à penser que le pire pourrait être à venir. Le printemps 2009 s’annonce meurtrier pour le secteur.
Question de taille
Dans Le Parisien, Jean-Marc Rivera, secrétaire général de l’Otre d’Ile-de-France, constate que l’activité des transporteurs franciliens est en baisse de 30 à 40%. Son homologue de la FNTR enchaîne : « La consommation chute, il n’y a plus rien à transporter. Et cela va empirer en 2009 ».
Pourquoi les entreprises d’Ile-de-France sont-elles si fragiles face à la crise ? Leur taille pourrait être une explication. Les entreprises de transport routier d’Ile-de-France ne comptent souvent que trois ou quatre véhicules, voire moins. Des entreprises de taille réduite, donc plus fragiles. Mais la FNTR avance une autre raison : ces entreprises sont entrées dans la crise économique après avoir connu quelques mois difficiles en raison de la flambée des prix du gazole. Flambée qu’elles n’avaient pas réussi à répercuter auprès de leurs clients et qui les avait fragilisées. La crise économique a amplifié leurs difficultés et beaucoup, trop fragilisées, n’ont pu résister…
Des clients plus économes
Le président du syndicat national du transport léger, qui a pu constater une baisse d’activité de 20 à 30 %, s’attend lui aussi à des mois très durs pour le secteur. « Nos clients, les entreprises des médias, les agences de publicité... font très attention à leurs dépenses et choisissent des formules de livraison moins rapides car moins coûteuses… »
http://www.flash-transport.com/portail/Accueil.html
Le 5 mars 2009
Faillites en série en Ile-de-France