Pas de fête pour les constructeurs - lu sur flash transport sous la plume de Grégoire Hamon
Les constructeurs de poids lourds, à cause de la crise, ont fait annuler le prochain salon du RAI d’Amsterdam. En France, au salon Solutrans, les constructeurs ne se bousculeront pas...
Il n’y aura pas de grand messe du camion en 2009. L'édition 2009 du TERTS (European Road Transport Show), également connue en France sous l’appellation du RAI d’Amsterdam, vient d’être annulée officiellement. Fin novembre, l’annonce de la non-participation de DAF avait paru comme un coup de semonce. D’autres constructeurs se tâtaient : fallait-il y aller ou pas ? Finalement, une concertation menée mercredi dernier entre les organisateurs du salon et les constructeurs a conduit à l’annulation de cette édition « en raison des difficultés économiques ». Les organisateurs entendent toutefois organiser le salon suivant, deux ans plus tard, en 2011 (le TERTS a lieu en alternance à Amsterdam et à Hanovre).
Volvo, Iveco, Mercedes, Man et Daf feront l’impasse
Cette annulation risque-t-elle de peser sur les salons français ? En France, les organisateurs du salon Intermat (du 20 au 25 avril 2009, à Paris-Nord Villepinte), dédié aux matériels de construction avec une forte présence des constructeurs poids lourds, se veulent confiants. Cette manifestation, qui a lieu tous les 3 ans, devrait compter la présence de plusieurs constructeurs. « Les gens ont l’air de maintenir leurs positions », nous assure l’un d’entre eux.
Cet optimisme n’est pas de mise au salon Solutrans. La traditionnelle conférence de presse, censée présenter le salon, a été annulée le mois dernier pour être reportée au début de l’année prochaine. La manifestation aura lieu du 12 au 16 mai à Eurexpo (Lyon), malgré le fait que la plupart des constructeurs y aient renoncé. Avant même que la crise ait frappé, ils s’interrogeaient sur le maintien de cette opération sur la ville de Lyon, jugée trop excentrée pour les concessionnaires du Sud-Ouest de la France, et présentant un parc hôtelier réduit. Ils plaident pour une délocalisation à Paris. La crise n’a fait que renforcer leur détermination. Seul Renault Trucks, ancrage local oblige, a véritablement assuré de sa présence. Scania est également annoncé. Volvo, Iveco, Mercedes, Man et Daf feront l’impasse pour cette édition. Les carrossiers devraient garnir les stands de manière plus affirmée, mais on parle de surface réduite, crise oblige (en atteste les difficultés que traverse actuellement Lamberet). Les organisateurs annoncent « 80% de surfaces déjà pré-réservées », mais un salon sans constructeurs sera aussi triste qu’un jour sans fret...
Marre d'entendre que les camions tuent - lu sur flash transport sous la plume d'Omri Ezrati
Parce qu'il est tellement facile de critiquer le transport routier, on finit par croire qu'il est trop tard pour faire changer les mentalités. Philippe Poupeau, lui, ne veut pas que l'on accuse le transport de tous les maux. Ainsi, en introduisant dans son parc le premier camion ultra sécurisé Mercedes, il veut montrer que le transporteur est aussi un citoyen responsable !
Une démonstration grandeur nature vaut mieux qu'un long discours. Lundi soir, Philippe Poupeau, patron des transports éponymes basés à Cognac (16), a invité les journalistes de la presse locale et de la télévision pour présenter son nouveau bébé : le dernier Mercedes MP3 Ultra-sécurisé ! Route nationale 141 : les journalistes montent dans la cabine. Arrivée près d'un rond point : une demi-douzaine de véhicules patientent pour s'insérer dans le flot de circulation du giratoire. Le poids lourd Mercedes est en approche, à 80 km/h. Pour une fois, vous ne lirez pas que le chauffeur s'est endormi ou que le camion a percuté la file de voitures dans un effroyable fracas de tôle. Le chauffeur n'a pourtant rien fait. Son radar anti-collision s'est chargé de tout. A 110 mètres du dernier véhicule à l'arrêt, il a détecté que la distance entre le poids lourd et l'obstacle qui le devançait diminuait dangereusement. Le frein moteur s'est mis en marche automatiquement pour ralentir le camion. Trois coups de frein sans intervention du chauffeur. Dans la cabine, un avertisseur sonore a résonné, pour alerter le chauffeur. Pas de réaction. Un indicateur « danger » clignote sur le tableau de bord : encore pas de réaction. L'obstacle est toujours là. Le système anti-collision prend alors les commandes et freine d'urgence. Klaxon et feux de détresse se déclenchent. Le bahut s'arrête sans percuter les voitures qui le précèdent.
12.000 euros de surcoût
Ce camion est le premier à être mis en service sur les routes françaises. Avec une telle « bête » suréquipée informatiquement, les récents accidents dramatiques de la rocade d'Angoulême ou la terrible collision de Reignac qui avait fait cinq morts sur la RN 10 durant l'été 2005 n'auraient sans doute pas eu lieu. Commercialisé par Mercedes, ce camion a fait son entrée mardi dernier dans la flotte de 70 véhicules du transporteur installé à Cognac et Salles-d'Angles. Il sera présenté ce soir au siège de l'entreprise au préfet François Burdeyron, aux élus et aux responsables de la police et de la gendarmerie.
Philippe Poupeau ne va pas se contenter d'acquérir un camion "intelligent". Le transporteur ne cherche pas un "coup marketing". En début d'année, dix engins similaires viendront renforcer sa flotte et remplacer d'anciens véhicules. Dix autres sont prévus en 2010. Coût de chaque acquisition : environ 90.000 euros. Le surcoût lié aux équipements de sécurité est de l'ordre de 12.000 euros. « On bénéficie d'une aide de 25%, mais uniquement sur les éléments de sécurité, de la part de la Cramco [Caisse régionale d'assurance-maladie du Centre-Ouest] », décrit l'entrepreneur, cité mardi par notre confrère de La Charente Libre. Cet été, en pleine crise de la flambée du baril de pétrole, il avait déjà attiré l'attention en bridant l'ensemble de sa flotte à 80 km/h, soit 10 km/h sous la vitesse maximale autorisée. Gain en sécurité et gain de « 30.000 litres de gazole par an pour l'entreprise ».
Investir dans la sécurité
Sous l'œil de son père, le transporteur cognaçais poursuit ses investissements dans la sécurité. Son camion "intelligent" est doté du fameux radar anti-collision qui permet en outre de respecter les distances de sécurité, mais aussi d'un assistant de trajectoire. Une caméra nichée dans le pare-brise détecte les lignes blanches de chaque côté du poids lourd. Dès que le camion fait un écart, mord l'une des lignes, un désagréable buzz retentit dans la cabine. « Les deux causes d'accident les plus fréquentes sont l'endormissement du chauffeur ou la faute d'inattention et l'arrêt brutal. Ces deux systèmes permettent d'aider le chauffeur, de le rappeler à la vigilance si nécessaire, mais ils ne se substituent pas à lui », prévient Philippe Poupeau. Chaque chauffeur de l'entreprise passera une journée avec un formateur Mercedes pour apprivoiser les nouveaux systèmes.
"Je vends l'écologie dans mes négos"
« Parce que j'en ai marre d'entendre à chaque instant que le camion tue, assène-t-il. Ça fait des années qu'on dit qu'il y a trop de camions, trop d'étrangers - alors que des Français sont aussi dangereux que les autres -, qu'il faut plus de répression et que l'on a tout de même des accidents. Prenons le problème dans l'autre sens et améliorons les éléments de sécurité sur les camions. C'est un pari sur l'avenir. » Il faut améliorer les éléments de sécurité des camions, mais aussi ceux des routes. « Economiquement, il n'est pas possible de ne pas terminer le doublement de la RN10 », estime-t-il. Philippe Poupeau en est convaincu : le coût de la sécurité est un coup gagnant sur le long terme. « Plus de sécurité, c'est moins d'accidents, des chauffeurs qui se sentent mieux et une meilleure image. Et nos clients y sont sensibles. » Ils sont même prêts eux aussi à payer cette sécurité accrue, assure Philippe Poupeau : « Nos clients veulent que leur marchandise soit en sécurité, qu'elle arrive à destination sans litige. Quand je mène une négociation avec eux, l'écologie et la sécurité sont des éléments que je vends. »
L'Etat doit sanctionner les banques - lu sur flash transport
Malgré les soutiens, les encouragements et les belles paroles, les banquiers ne seraient pas aussi prompts qu'ils le devraient à aider les PME, si l'on en croit le Cerf. Cet organisme souhaite que le gouvernement fasse preuve de davantage de fermeté à leur égard...
"On ne peut quand même pas prêter à n'importe qui !", s'est entendu dire un patron, client de sa banque depuis 21 ans. "Même quand Oséo (établissement chargé de soutenir l'innovation et la croissance des petites et moyennes entreprises) donne son accord pour garantir un prêt à hauteur de 60%, des banques refusent encore le prêt", constate le groupement Créateur de richesse et d'emploi en France (Cerf). Ce dernier ironise : "Pourquoi faire crédit aux entreprises, quand on gagne davantage d'argent en facturant des frais bancaires à des taux usuraires ? Ainsi, des entreprises qui ne sont prétendument pas solvables pour obtenir un crédit à 4-5% sont, en revanche, suffisamment en fonds pour payer un dépassement de découvert du même montant à plus de 14% plus frais !"
Toutes-puissantes
"Malheureusement, les banques ont, aujourd'hui comme hier, un droit de vie ou de mort sur des centaines de milliers d'entreprises, sans que les syndicats qui disent représenter les patrons ne dénoncent ces pratiques scandaleuses. Résultat, une progression de 25% des défaillances, très largement imputable à l'attitude des banques. Un record historique qui met en danger jusqu'aux sociétés d'assurance crédit et détruit la dernière source de financement des entreprises, le crédit interentreprises, qui représente 1.400 milliards d'euros."
Effet d'annonce et statu quo
"La nomination du médiateur du crédit, il y a plus d'un mois et demi, n'a pas changé la politique de banques dont le seul objectif est de restaurer leurs marges et de compenser leur pertes, quel qu'en soit le prix à payer par d'autres. Ainsi, les représentants du médiateur du crédit dans les départements sont obligés d'avouer qu'ils ne peuvent contraindre une banque à changer d'avis, même s'il est admis que celle-ci abuse de sa position dominante pour refuser un prêt et continuer à facturer des frais de découvert. Cette situation, aboutissement de plusieurs décennies d'abus de position dominante, doit donc impérativement conduire le gouvernement à autoriser la création d'actions de groupe pour que les TPE-PME puissent faire valoir leurs droits et mettre un terme à des pratiques inacceptables.
Le Cerf dénonce depuis plusieurs années les frais bancaires abusifs pratiqués par les banques et réclame un encadrement des tarifs. Face à une situation exceptionnelle, les créateurs demandent aujourd'hui au gouvernement de faire voter en urgence une loi qui ramènera le coût des "facilités de caisse" accordées aux entreprises au coût du crédit, et les dates de valeur à la date du jour. A l'heure où Christine Lagarde annonce un projet de loi pour mettre fin aux abus des établissements de crédit et des banques dans les crédits à la consommation accordés au ménages, le gouvernement ne peut ignorer le sort des centaines de milliers de TPE aujourd'hui au bord du dépôt de bilan par la faute de banques championnes du monde du cynisme."
Lettre au Père Noël
"Le Cerf demande donc au gouvernement de reprendre la main sur les 17 milliards d'euros qui avaient été débloqués début octobre pour financer les TPE-PME afin de se servir de cette somme pour garantir des prêts qui seraient mis en place par le Trésor et les organismes sociaux. En effet, le Cerf propose depuis plusieurs mois que les entreprises en difficulté puissent reporter et échelonner, au coût du crédit, les paiements au Trésor (TVA, taxe professionnelle), à l'Urssaf et à l'Assedic. Cela permettrait aux petites entreprises de financer leurs besoins de trésorerie, puisque les banques sont défaillantes. Après l'interpellation du Cerf fin octobre, le Premier ministre prévenait les banques qu'il prendrait des sanctions si elles ne jouaient pas le jeu. Après les menaces, le gouvernement doit trancher et revenir sur ce qui apparaîtrait comme un cadeau de Noël à des banques qui affaiblissent l'économie française et une invitation à continuer."
Faut-il recourir au chômage partiel ? lu sur wk-transport-logistique sous la plume de Stéphane Le Hénaff
Une fois les congés et repos soldés, les forfaits horaires abaissés, comment occuper ses conducteurs lorsque les trafics sont à l'arrêt ? Le point sur le chômage partiel avec l'Officiel des Transporteurs.
Le 8 décembre, l'usine PSA à Sochaux a arrêté son activité pour un mois. La contagion s'étend à la chimie, à la fonderie, à l'industrie pneumatique… Et demain, aux entreprises de transport routier ? "C'est quelque chose qui nous était totalement étranger et qu'on étudie. Mais nous ne sommes pas encore arrivés à cette extrémité, cela dépendra du niveau de la reprise de l'automobile début 2009. Aujourd'hui, aucun constructeur ne s'engage sur des prévisions de volumes", admet un collaborateur de TEA (groupe Charles André), spécialisé dans la distribution de véhicules neufs.Les organisations patronales informent
Les organisations patronales ont plus ou moins anticipé la demande. Dans sa "LTR" du 30 novembre, la FNTR publie une fiche technique sur les modalités d'application du chômage partiel. "Avec la fermeture annoncée de l'usine PSA de Rennes, le ralentissement de l'activité en BTP, des demandes d'information nous arrivent, tant sur les procédures de chômage partiel que de licenciement économique, de la part des transporteurs actifs sur le secteur automobile, confirme Pierre Baudouin, délégué régional FNTR Pays-de-Loire. Ils peuvent bénéficier d'un dossier technique explicatif et d'une structure de conseil juridique".
Catherine Pons, présidente de l'Unostra, fait le même constat : "Depuis octobre, les interrogations se font plus nombreuses. C'est l'inconnu pour nombre de transporteurs. L'Unostra est en phase d'analyse plus que de recommandations. Le chômage partiel comme solution à la crise sera discuté lors du conseil d’administration du 11 décembre".
Des mesures d'attente
Le chômage partiel génère de la crainte. "Les pouvoirs publics locaux nous demandent de réfléchir ensemble à des mesures transitoires pour ne pas affoler les entreprises", reconnaît un délégué syndical. Dans l'immédiat, les entreprises adoptent des mesures plus classiques en demandant aux salariés d'apurer leurs repos compensateurs, ou de solder leurs congés payés. Autres solutions : abaisser le contingent d'heures forfaitisées.
"Certains confrères vont progressivement abaisser le forfait de rémunération mensuelle en passant de 220 à 200 h ou de 200 à 180 h", explique Bruno Robert, PDG des transports éponymes (Loire-et-Cher). Il incite ses chauffeurs à prendre et étaler leurs congés entre mi-décembre et fin janvier en fonction de l'activité. Et envisage "de faire suivre des formations entre mi-janvier et mi-février, si nécessaire".
PDG des Transports Carpentier (Pas-de-Calais), David Sagnard appréhende l'après-campagne betteravière : "les CDD ne seront pas renouvelés et les CDI encouragés à prendre leurs congés. Avec notre organisation du travail trimestrielle, les chauffeurs bénéficient d'heures supplémentaires. On devra donc adapter cette organisation au volume d’activité, d'où un risque de diminution des rémunérations".
Le feu vert de la DDT nécessaire
Les transporteurs qui voudront mettre en place le dispositif de chômage partiel devront recevoir le feu vert de leur DDT. Si ces dernières semblent à l'écoute et conciliantes, certains transporteurs expriment leur scepticisme. "Des chefs d’entreprises, qui se sont renseignés sur les modalités d'application auprès des DDT, nous disent faire l'objet de contrôles administratifs", relate Pierre Vibrac, délégué régional TLF Est. D'où l'importance d'expliquer que le chômage partiel n'est pas une aide, mais une mesure momentanée pour franchir un cap délicat.
Attention, arnaque ! lu sur wk-transport-logistique sous la plume de Slimane Boukezoula
L'arnarque américaine sévit encore en France. Une soi-disant société américaine continue à piéger des transporteurs en faisant miroiter un contrat à l'année avec un client chinois... en échange de caution.
L'escroquerie dont nous avons déjà fait état perdure. Une société américaine se présentant sous l'identité Team Financial Inc. (puis ensuite, Trump International et United Online) s'est livrée à une arnaque d'ampleur en direction de petites structures françaises de transport (8 à 15 PL).
Elle opère désormais sous le sigle First Capital, comme le confie Martial Defaye, patron des Transports TLDM, victime de l'entourloupe au printemps. "Nous sommes une trentaine de transporteurs à en faire les frais", indique le chef d'entreprise.
Même stratagème
Le procédé est toujours le même : First Capital démarche par téléphone des transporteurs et leur fait miroiter un contrat de transport à l'année avec un client chinois. En échange, le candidat doit s'acquitter d'une caution pouvant varier de 7 000 à 50 000 euros.
Pour rassurer le "chaland", les escrocs s'abritent derrière un paravent on ne peut plus convenable, en l'occurrence le très respectable cabinet d’avocats JP Morgan, avec force coordonnées, n° d'enregistrement au registre du commerce… Mmes Lemay et Kelson étaient présentées comme contacts pour les patrons français désireux d'en savoir davantage sur l'offre. Cette fois-ci, c'est une madame Miller qui joue les hôtesses d'accueil téléphonique. Le tout dans un français parfait.
Pour stopper l'escroquerie, Martial Defaye mise sur la plainte collective. Il invite les transporteurs victimes de l’arnaque à se manifester à l'adresse e mail suivante : tldmtransports@orange.fr
Et si les prix du transport ne remontaient pas après la crise ? lu sur flash transport sous la plume de Grégoire Hamon
Un transporteur du Midi, qui a souhaité garder l’anonymat, est témoin de la chute des prix pour les montées vers Paris. Une tendance foncièrement néfaste car même après la crise, les prix risquent de constituer la nouvelle référence du marché pour les chargeurs.
Le Flash Transport : Vous êtes exploitant d'une société de transport basée dans les Bouches-du-Rhône. Comment s'effectuent les montées vers le nord de la France ?
Les prix sont ridiculement bas. Je le sais car je fais beaucoup de recherches sur la bourse de fret en remontée vers la région parisienne. Il m'arrive de prendre des prix bas, je suis comme tout le monde, je dois faire un certain chiffre d’affaires par jour. Mais je m’interdis de descendre en dessous d'une certaine limite : par exemple, en dessous de 110-120 euros la palette pour la région parisienne, alors que certains la proposent à des tarifs encore plus bas. Je n’accepte pas ces prix ridicules, car je ne pense pas qu'ils remonteront une fois la crise passée.
Vous pensez que ces prix bas vont perdurer ?
Contrairement à certains témoignages recueillis dans Flash Transport, je pense que les chargeurs ou les affréteurs tiendront le discours suivant : "Une hausse de tarifs ? Mais vous nous avez déjà pris plusieurs fois du fret à ce prix-là... ". C'est la phrase à la mode en ce moment. On est en train d'habituer ces gens à des prix de misère. Il faut être conscient d'une chose : si nous continuons comme cela à rogner sur les prix, nous courons à notre perte. On est simplement en train de changer tout simplement la tarification du prix du kilomètre dans le transport français.
Pensez-vous franchement qu'un chargeur va changer ses habitudes ?
On récoltera juste ce que l'on est en train de semer.
Vous avez une dent contre les affréteurs ?
Non. Nous formons une équipe, nous n'allons pas donner des coups à notre propre goal. Nous avons besoin d'eux et ils ont besoin de nous. Heureusement, certains affréteurs restent corrects, même pendant la crise, je n'ai rien à dire sur eux. Par contre, d’autres prennent un bénéfice fou sur notre dos. Ce sont souvent les agences du sud de gros groupes, alors que celles de la région parisienne restent correctes.
Les belles offres sont donc assez rares ?
Très rares depuis la crise. Les annonces durent à peine 5 secondes. J’ai pourtant la numérotation automatique, mais quand j'appelle, les 4 lignes sont déjà occupées. On se retrouve parfois à six dessus, avec des Français, mais aussi des Espagnols ou des Roumains. Il arrive parfois que nos interlocuteurs se trompent et nous mettent en contact avec des Roumains qui nous demandent nos prix : c'est assez cocasse !
Les transporteurs étrangers concourent-ils à faire baisser les prix ?
En ce moment, il y a pas mal d'Espagnols qui récupèrent du fret, c'est en partie pour cela que les donneurs d’ordre en profitent pour tirer les prix vers le bas. Mais il y a des Français aussi, qui n'ont peut-être pas les mêmes moyens que nous et ne savent pas dire non. Un jour, j’ai vu une palette à un prix de 80 euros pour une remontée vers le nord. Elle est restée toute la journée sur la bourse mais le soir, elle est quand même partie...
Les banques plus conciliantes sur les crédits, selon René Ricol - lu sur lesechos.fr sous la plume de Véronique Tison
PARIS (Reuters) - Les banques ont adopté une attitude plus conciliante dans l'octroi de crédits aux entreprises, conformément à la volonté de Nicolas Sarkozy, estime le médiateur du crédit René Ricol.
Quelque 2.000 dossiers ont été soumis aux services du médiateur depuis sa nomination en octobre et 500 d'entre eux ont été traités, dont 62% avec une issue positive.
"On constate un changement d'attitude des banques depuis le discours du président de la République, qui n'a pas encore eu le temps d'apparaître dans les statistiques de la Banque de France mais qu'on voit sur le terrain", a déclaré René Ricol lors d'une conférence de presse.
"On voit bien qu'il y a une inversion d'attitude avec une vraie volonté de trouver des solutions", a-t-il ajouté en notant que son action avait permis de sauver "deux entreprises au bord du dépôt de bilan" pendant le week-end.
René Ricol s'exprimait en compagnie d'Hervé Novelli, secrétaire d'Etat au Commerce et aux PME, à l'issue d'une réunion de suivi avec les organisations professionnelles, la troisième depuis la mise en place du dispositif fin octobre.
Si les enquêtes trimestrielles de la Banque de France font toujours état d'une diminution du robinet du crédit pour les entreprises, ses chiffres mensuels publiés le 9 décembre dénotent un léger mieux en septembre et octobre.
A Argonay (Haute-Savoie) le 23 octobre, lorsqu'il avait annoncé la création du poste de médiateur, puis le 30 novembre à l'Elysée devant un parterre de préfets et banquiers, le président Nicolas Sarkozy avait enjoint les banques d'augmenter leurs crédits aux entreprises pour soutenir le tissu économique.
Les banquiers sont ainsi devenus des visiteurs réguliers de l'Elysée et ont pris l'engagement d'augmenter leurs encours de crédit au financement de l'économie de 3% à 4% en contrepartie des dix milliards et demi d'euros que l'Etat s'est engagé à injecter dans leur capital.
Les assureurs-crédits dans le collimateur
René Ricol a souligné que 90% des dossiers traités par ses services concernaient des demandes de crédit antérieures à la crise, parfois de six mois à un an, ce qui soulevait de nouveaux problèmes.
La réunion de lundi a du coup porté sur les moyens de mieux accompagner les entreprises dans leurs difficultés structurelles, avec l'idée que le dispositif mis en place pour les demandes de crédit puisse aussi les diriger vers des services de conseil.
"Nous continuons notre effort de structuration avec le médiateur du crédit et avec l'ensemble des organisations professionnelles pour faire en sorte que les difficultés des entreprises soient parfaitement appréhendées," a expliqué Hervé Novelli.
"La médiation du crédit fait son travail mais les organisations professionnelles doivent être elles aussi mobilisées, elles le sont, et nous allons nous assurer qu'une coordination plus importante soit faite au niveau local".
René Ricol a par ailleurs insisté sur les difficultés soulevées par les notations des assureurs-crédit, qui "disqualifient" de fait certaines entreprises.
"Ils ont des notes qui les amènent périodiquement à dire à leurs clients : 'Je n'assure plus ou tel ou tel de vos clients'. Cela a un effet dévastateur, le tam-tam joue et l'entreprise en question ne peut plus se fournir" a-t-il fait valoir en demandant de "l'organisation et de la transparence".
"Mon dossier d'aujourd'hui c'est l'assurance-crédit," a-t-il ajouté.
Les organisations patronales Medef, CGPME et UPA étaient conviées à la réunion à Bercy, ainsi que les représentants des Chambres de commerce et d'industrie, des Chambres des métiers, le Conseil supérieur de l'Ordre des experts comptables, la Compagnie nationale des Commissaires aux comptes et les centres de gestion agréés.
Une nouvelle réunion est prévue entre Noël et Nouvel An puis encore au début janvier.
FORUM SUR LES TRANSPORTS POUR 2020 - lu sur transporteurs.net
Le transport de fret a été au cœur des débats ce matin lors du forum baptisé
« Quels transports pour 2020 ? » organisé notamment par Hervé Mariton, député de la Drôme et rapporteur spécial du budget des Transports. Etaient présents dans la salle des élus, mais également des représentants de fédérations de transporteurs, des responsables portuaires, maritimes et fluviaux. Etait-ce un débat pour rien ? Si le transport routier a été peu évoqué, il a été surtout question du maritime et fluvial, ainsi que du ferroviaire. En France, on arrive on constat que ces modes sont souvent en concurrence entre eux, alors qu'ils se partagent 15 % du fret, le reste étant détenu par la route. Exemple : les ports. Malgré tout l'argent que souhaite investir le gouvernement aux « transferts modaux » (le Président de la République vient d'annoncer un montant de 500 millions d'euros aux infrastructures et équipements dans le cadre du plan de relance de l'économie française), il y a « toujours de petits problèmes », avoue Hervé Mariton. Des projets sont à l'étude : corridors de fret reliant les ports aux villes, via le rail ou encore le développement des canaux. Mais face à ces projets la Belgique et les Pays-Bas sont « très en avance » sur la France a pointé Charles Revet, sénateur de la Seine Maritime. Il sera donc bien difficile pour ces modes d'être concurrentiels d'ici 10 ans. FG
LES CONSTRUCTEURS DE CAMIONS EN VEILLEUSE - lu sur transporteurs.net
Bien que Mercedes soit très discret quant à ses fermetures d'usines camions, il n'en demeure pas moi que d'après la presse économique allemande, l'usine de Worth où sont assemblés Actros et Axor, réduira sa production d'un tiers l'année prochaine. Après la fermeture pour les fêtes de l'usine turque d'Aksaray (voir dépêche n° 6566), Mercedes s'apprête donc à baisser la voilure comme tous les autres constructeurs européens. De son côté, Daf Trucks à Oevel, va suspendre la production pendant 4 semaines. Une suspension qui fait suite aux 700 emplois temporaires non renouvelés. Pour sa part, Vovlo Trucks a introduit cette année 35 jours de chômage technique.
VOLVO POURRAIT REDUIRE LES EFFECTIFS DE SA DIVISION AUTOBUS - lu sur transporteurs.net
Pour nos confrères du quotidien économique suédois Dagens Industrie, plusieurs analystes redoutent des suppressions d’emplois dans les divisions autobus/autocars et engins de construction du groupe AB Volvo au dernier trimestre.
UN GRAND SUCCÈS POUR L’IVECO RANGE ROAD SHOW 2008 - lu sur transporteurs.net
C’est à Marseille que s’est terminée la caravane IVECO qui a sillonné les routes à travers la France pendant plus de 5 mois. Après avoir été à la rencontre de ses clients, en 2007, en présentant le nouveau Stralis qui venait d’être lancé, IVECO France a, cette année, décidé de décliner toute sa gamme de produits, du Massif au Trakker, en passant par le mythique Daily ou le Daily 4x4, le Nouvel Eurocargo lancé en Mai dernier avec boîte As-Tronic, un Trakker avec toupie reprenant la forme du ballon officiel de l’équipe de Rugby des All Blacks et le Stralis « Super Light » dédié tout particulièrement aux professionnels du transport en citernes. Au total ce sont 7 000 personnes (contre 5 000 en 2007) qui se sont présentées dans 30 villes (44 villes visitées en 2007) pour pratiquer 2 200 essais ou prises en main (contre 700 l’an dernier) des véhicules qui étayent la vaste gamme IVECO de 3 à 40 tonnes.