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  La presse du jour - 26 novembre

Promotrans fait son cinéma – lu sur transporteur.net

Le groupe de formation transport, logistique, maintenance et voyage, Promotrans, diffusera du 10 au 31 décembre, puis du 4 février au 3 mars 2009 et enfin du 1er au 28 avril, deux films de 30 sec (1 sur la logistique et un 1 sur le transport) dans 482 salles de cinéma en France. Ces spots présenteront en vedette les métiers de responsable logistique et transport multimodal et seront principalement destinés aux jeunes. Le groupe envisage environ 50 000 diffusions pour un nombre de contacts estimés à plus de 3 millions de spectateurs. Action !

Les PME sont décimées lu sur flash-transport

Après 2.000 dépôts de bilan dans le TRM cette année, il pourrait y en avoir 2.500 en 2009, prévoit Le Figaro. Le quotidien observe aujourd'hui l’étendue des dégâts dans ses pages économiques.

Le Figaro revient ce mercredi sur l’annonce de deux mille dépôts de bilan dans le transport routier. Prenant exemple sur la liquidation en début de semaine du transporteur savoyard SLTR Rogès, le quotidien explique dans ses pages saumon que le TRM est en train de « rater sa période normalement la plus faste de l’année ». Selon ce journal, seuls les grands groupes s’en sortent, avec quelques égratignures toutefois, à l’image de Geodis. Pierre Blayau, directeur de la branche transport et logistique à la SNCF, reconnaît une baisse de 5% sur le mois d’octobre : « Nous résistons bien. Nous ne perdons aucun client, mais leurs commandes sont en baisse. »

La facture GO encore supérieure de 20% à 2007

Le Figaro énumère les épisodes marquants qui ont plombé, à chaque fois un peu plus, les comptes de PME « décimées ». En mai, première alerte sur l’activité, avec une baisse en moyenne de 3%. En octobre, nouvelle dégradation, de l’ordre de 7 à 8%. « Ces baisses d’octobre nous donnent un bon aperçu de ce qui nous attend. Ce sera au moins cela », prévoit Jean-Paul Deneuville, délégué général de la FNTR. La diminution du prix du pétrole apporte en fait peu de répit : la facture pour les entreprises est, pour l’instant, supérieure de 20% à celle de 2007. Quant aux péages, ils ont grimpé de 25% en trois ans.

2009 sera pire, avec les caboteurs qui vont arriver
« Les transporteurs se préparent pour 2009 à une conjoncture économique encore très difficile et aux incertitudes du prix du pétrole », précise le quotidien. Il s’appuie pour cela sur les chiffres fournis par la FNTR, qui prévoit la disparition de 2.500 transporteurs l’an prochain. Le contexte sera, de fait, encore plus dur, avec l’arrivée programmée des caboteurs tchèques, slovaques ou polonais à partir du 1er mai 2009. Sans compter l’instauration de l’éco-redevance poids lourds, qui pourrait arriver pile au moment de la reprise…

Samro : -35% de CA lu sur flash transport sous la plume de Grégoire Hamon

Le carrossier Samro a dû recourir à un emprunt bancaire de 9 millions d'euros pour faire face à une chute de ses commandes.

Après le carrossier Lamberet, placé en plan de sauvegarde pour six mois le groupe vendéen Samro éprouve lui aussi des difficultés. Certes, elles n’ont pas la même ampleur que celles du leader européen. Elles restent néanmoins symptomatiques du trou d’air traversé actuellement par le secteur du transport routier. Le manque de crédits, principal responsable
Samro, l’un des principaux fabriquants français de semi-remorques, vient de lever 9 millions d’euros pour faire face à une baisse brutale de son chiffre d’affaires, relatent Les Echos. Habitué à une croissance à deux chiffres (+26% en 2007), le groupe vendéen affichait une progression de 10% au premier semestre, avant de se retrouver confronté à une baisse soudaine de la demande. Ses stocks ont gonflé de 17 à 27 millions fin octobre. « Nos clients, les transporteurs, ont moins de facilité à obtenir des fonds pour financer leurs investissements. Du coup, ils reportent ou annulent leurs commandes. Ces entreprises transportent pour les secteurs de l’automobile, des matériaux de construction, mais aussi de l’alimentation, des palettes d’eau minérale... Désormais, toutes ces activités souffrent », indique Stéphane Soulard, p-dg de la holding EDL qui distribue la marque Samro en Europe. Ce dirigeant indique une baisse d’activité de l’ordre de 35% qui devrait ramener le chiffre d’affaires annuel à 157 millions d’euros en 2008, contre 176 millions l’an passé. Pour Samro, l’apport de trésorerie permettra d’absorber la baisse d’activité sans recourir à des licenciements... Du moins, tant que la crise ne s’accentuera pas : « Ce n’est pas une assurance vie », indique Stéphane Soulard.

Soutenu par les pouvoirs publics
Les pouvoirs publics ont, semble-t-il, joué un rôle primordial dans l’acceptation du crédit bancaire de 7,5 millions d’euros (la famille Soulard a apporté 1,5 million d’euros). « Les services du ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie ont appuyé notre dossier auprès des banques, en faisant preuve d’une grande réactivité », s’est réjouit Stephane Soulard.

Le groupe possède dix sites d’assemblage, dont six hors de France. L’Europe de l’Est, qui portait la croissance du groupe, a fortement dévissé. L’usine de son partenaire russe a ainsi divisé sa production par quatre (de 16 à 4 véhicules produits par semaine). Des difficultés analogues à celles de Lamberet, dont le carnet de commandes a également très fortement chuté sur les marchés espagnol et de l’Europe de l’Est.

 

Un conseil : ne leur faites pas de cadeaux – lu sur flash transport  sous la plume de Valérie Chrzavzez

Peut-on communiquer quand on est une PME et comment le faire de manière efficace ? Robert Haehnel, auteur de « Je communique », nous donne quelques conseils de bon sens. Le Flash Transport : Les PME, et celles du transport ne font pas exception, ont souvent peur de communiquer. Vous qui avez écrit un ouvrage sur la communication des PME, pouvez-vous nous dire ce que l'on peut gagner à communiquer, même quand on est petit ?

Robert Haehnel : Nous vivons à une époque où ce qui n’est pas connu a une mauvaise image. Particulièrement dans un univers où il faut être proche, transparent. Du coup, même si vous avez peu de clients, même si vous ne faites que du local ou du régional, il faut faire l’effort d’aller vers vos clients, de communiquer, faute de quoi vous prenez le risque d’avoir une image lamentable. Il ne faut pas oublier de communiquer vers les prospects car ceux-ci vont plus volontiers vers les entreprises qu’ils connaissent.

Le Flash Transport : Certaines PME ont testé la communication et en sont revenues. Comment cela se fait-il ?

Robert Haehnel : Le problème avec la communication, plus encore dans les petites structures, c’est que cela devient vite le joujou du chef d’entreprise. Car tout le monde pense pouvoir être compétent en communication. Autant on ne remet pas en cause la parole d’un financier, d’un ingénieur, voire d’un technicien, quand on présente un texte, un logo, chacun a son avis et tout le monde se croit compétent. Si je devais donner un conseil, ce serait de ne pas tout faire soi-même. La communication a besoin de distanciation : il faut s’adresser à des gens extérieurs.

Le Flash Transport : Qu'est qu'une bonne communication ?

Robert Haehnel : Pour bien communiquer, il faut tout d’abord se demander pourquoi et dans quel but on veut le faire. Essayer de déterminer ce que la communication peut vous apporter. Cela évitera de dépenser beaucoup d’argent pour faire tout et n’importe quoi, comme cela se voit encore trop souvent. Il est aberrant de voir des PME dépenser à fonds perdu en participant à de coûteux salons ou en sponsorisant des équipes de foot locales... sans aucun retour. Il faut se demander quel est le problème que la communication doit résoudre et se poser les bonnes questions. Si on n’a pas une vision claire de ce que la communication doit apporter de façon mesurable et mesurée, ce n’est pas la peine d’en faire.

Le Flash Transport : Concrètement, qu’est ce que peut faire une PME de transport ?

Robert Haehnel : Il faut créer des liens avec ses clients et ses prospects. Dire les choses : jouer sur la qualité, utiliser des témoignages de clients, ne pas hésiter à faire des comparatifs. Le transport chaque jour fait preuve de sa qualité : pourquoi ne pas communiquer là-dessus en donnant des taux de satisfaction ? Il faut faire des efforts d’information, dire aux clients ce qu’on peut faire pour eux. Il existe, pour le faire à moindre coût, un outil formidable : les e-mails. Internet permet d’être dans le bureau du client. En l’utilisant comme vecteur de communication, on peut créer de la valeur dans la tête des gens en annonçant l’ouverture de nouvelles agences, de nouvelles lignes… Même si cela n’intéresse pas nos clients tout de suite, cela pourra les intéresser par la suite. Il faut montrer que nos clients peuvent avoir confiance et que nous méritons cette confiance.

Le Flash Transport : Que faut-il éviter de faire ?

Robert Haehnel : Ce n’est pas la peine d’envoyer des calendriers avec des pin-up ou des cadeaux. Cette année, les temps sont durs pour les entreprises de transport. Aussi, je leur conseillerais de ne pas acheter de cadeau de fin d’année. A la place, envoyez une belle lettre personnalisée pour expliquer les choses comme elles sont. Leur dire que l’argent que vous pouviez consacrer par le passé à ces petits présents, vous préférez désormais le consacrer à investir afin de mieux les servir. En période de crise, il faut être sérieux et montrer que l’on se retrousse les manches.

L'objectif de ce livre est simple et pragmatique : aider les décideurs, ceux qui ne sont pas des professionnels de la communication, à répondre à la question "Si je communique, c'est dans quelle perspective ?", puis leur permettre de prendre les bonnes décisions pour véhiculer, de façon valorisante, l'image et les objectifs qu'ils souhaitent atteindre.

Dans une PME/PMI, c'est toujours le dirigeant, le patron, qui est en première ligne et, la plupart du temps, seul. Nous n'allons pas lui faire partager quelques recettes, lui rappeler la genèse de campagnes immortelles, le faire communier dans les modes et dans le prêt à penser - toutes facilités qui s'avèrent désastreuses - mais lui permettre de se placer dans le choix stratégique, d'avoir une bonne vision, d'initier les bons processus et de choisir l'approche la plus performante. Communiquer est aujourd'hui une obligation, c'est aussi un investissement stratégique qui n'est pas là pour vous faire plaisir. Alors, autant le faire avec sens, intelligence et efficacité.

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En cohérence avec son objectif, l'auteur fait découvrir, au travers de 24 interviews menées auprès d'entreprises au profil très différent, comment, dans les faits, dans les dirigeants de PME/PMI communiquent. Il développe ensuite le sens qu'il faut donner à ce concept de la communication, les pratiques qu'il convient de mettre en oeuvre, les pièges qu'il faut éviter, les idées reçues qu'il faut rejeter.

Face au "monde enchanté" que reste la communication, ce livre donne les réponses aux questions qu'un dirigeant d'entreprise se pose aujourd'hui.

"Je communique", Gualino éditeur, Collection Etre patron aujourd'hui, 22.00 €.