Faire l'union des "petits" et des laissés pour compte
sous la plume de Valérie Chrzavzez sur flash-transport.com du 11 juillet 2008
On ne sait pas encore si cela s’appellera l'Ostra ou l’Unotre… Mais ce qui est sûr c’est que, le 11 septembre, l’Otre et les dissidents de l’Unostra, regroupés sous l’étiquette Stop, se diront oui, pour bâtir un futur meilleur aux PME de transport. Du moins l’espèrent-ils.
L’Otre, et les membres du groupement Stop : Unostra Pas-de-Calais, Unostra Franche-Comté, Unostra Bretagne, Unostra Alsace, ont annoncé la création prochaine « d’une union au service des TPE et des PME du transport, des entreprises qui souffrent le plus de la conjoncture économique ». Cette union, qui cherche encore son nom et son logo, verra le jour officiellement le 11 septembre prochain.
Etre le représentant des petits
« Notre objectif est de constituer la force la plus puissante possible pour défendre les PME. Parce que ce qui est fait aujourd’hui, au nom des TPE, ne correspond plus à la réalité », justifie, en préambule, Jean-Pierre Morlin, président de l’Otre . « Nous espérons que le 11 septembre, d’autres unions, d’autres déçus, d’autres entreprises nous aurons rejoints pour créer une force incontournable. Nous espérons rassembler 80% des PME du transport routier, soit 7 à 8.000 entreprises », poursuit Pascal Debruyne, président de Stop. On murmure que l'Unostra de champagne Ardennes, d’Ile-de-France, du Poitou-Charentes ou encore de Normandie pourraient rejoindre cette union. Auquel cas, Madame Pons se retrouverait avec une Unostra nationale très "light".
Le président de Stop ajoute : « nous avons comme ambition de devenir la première représentation du transport routier en France. Non pas pour le pouvoir, mais pour défendre notre métier, donner l’espoir à nos adhérents de continuer à exercer notre belle profession.(...) Nous voulons être une alternative pour toutes les PME qui ne se reconnaissent plus dans les instances nationales existantes », justifie-t-il.
Déçus de toute la France, donnons nous la main
« Les entreprises souhaitent l’union de toute la profession, ce qui n’a jamais été possible de faire jusque là », regrette M. Morlin. « Avec cette union, nous leur donnons la possibilité de le faire. D’autant que nous resterons à l’UPR », précise t-il. « L’apport des adhérents de Stop dans cette union va nous permettre de rééquilibrer la balance en faveur des TPE. Nous voulons redynamiser l'UPR, qui est le trait d’union entre les TPE et les grands groupes, ce qui permet la prise en compte des intérêts de chacun pour l’intérêt commun de la profession. »
Reste le problème de la reconnaissance nationale
Dans la corbeille de mariage, l’Otre apporte ses locaux et ses permanents. Stop ne leur permettra pas, en revanche, à coup sûr d’obtenir la reconnaissance espérée. Mais l'addition Otre et Stop pèsera plus lourd. « A partir du 11 septembre il sera difficile au ministre des Transports de continuer à justifier son refus de nous reconnaître en arguant de la non représentativité de l’union », estime M. Morlin. Réponse à la rentrée