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  Assemblée générale de l'Aveyron

Lu dans La Dépêche du 9 avril 2001 - Gladys Kichkoff -

L'organisation des transporteurs routiers européens (OTRE) a tenu, ce samedi, sa première assemblée générale en Aveyron.
Le syndicat né en octobre, à la suite des conflits de la rentrée, compte en Aveyron, 140 adhérents" ils sont 1500 dans le grand sud et 800 dans le reste de la France" note Jean-Pierre Morlin, président national. Le nouveau syndicat se veut à l'écoute de ses adhérents " pour ne pas refaire ce qui a été fait par Paris, à la rentrée ".

Au cours de la réunion, il fut question, bien sûr, de la crise bovine. "Cela nous préoccupe : nous avons quatre entreprises qui vont déposer le bilan, ces jours-ci. Nous ne sommes pas virulents mais nous en resterons pas inactifs et nous nous joindrons à tout mouvement. Nous, nous voulons des compensations, pas des reports d'échéance. Cela n'avance à rien, on doit toujours " relève jacques Bryl, secrétaire général.

Autre souci de l'organisation, le prix du gaz oil : "Bruxelles remet en cause l'idée du carburant utilitaire. C'est notre matière première. Cela représente 25 % de notre coût d'exploitation, il est difficile d'imaginer que cela passe à 50 %" remarque Jean-Pierre Morlin. " Nous avons l'impression d'être les mal aimés du système économique français, l'état a décidé de transférer le frêt sur les rails. Nous craignons qu'il ne devienne sans pavillon, non français, ou alors, il faut des mesures européennes à un autre niveau, une harmonisation que nous appelons de tous nos voeux".

Et puis il y a les 35 heures, " le problème ne vient pas des transporteurs mais de nos clients qui nous avaient promis de doubler les équipes, ce qui n'a pas été fait ou rarement. Les plages horaires se réduisent comme une peau de chagrin. Cela gêne l'organisaton et entraîne un sur coût, pour s'en sortir il faudrait augmenter de 10 à 12 %. Encore faut il que les entreprises l'acceptent !".

Pierre Sauterrel, co-président de la fédération des transports de voyageurs, est présent. Les actions communes avec les transporteurs routiers, à la rentrée, ont créé des liens, entre les syndicats.
"Il y a un car pour dix camions. Nous n'allions pas bloquer Sète, tout seuls ! Grâce à cela, nous avons obtenu la baisse de la taxe importation des produits pétroliers". Il poursuit : " Les transports par bus sont un des plus sûr avec un taux infime d'accidents, 3 à 4 %. Nous nous donnons les moyens en envoyant nos chauffeurs en stage, régulièrement. Cela nous coûte très cher ! ".

Jacques Bryl renchérit : "Aujourd'hui, on nous pénalise sur des futilités, à cause des réglementatyions abusives. On demande des contrôles, pour sécuriser tout le meonde, mais intelligents !" .