Au 7ème Congrès à Montpellier, j’ai ressenti des choses différentes de celles des autres Congrès.
A l’envers du décor il y a les préparatifs, la veille, dans une ambiance décontractée où chacun y va de sa plaisanterie, de son jeu de mots. C’est le passage obligé où permanents et quelques professionnels s’investissent dans des tâches indispensables à la réussite du Congrès. Ainsi, les uns s’affèrent à la confection des sacoches pour les congressistes, d’autres installent les partenaires à leur stand, d’autres enfin placent le matériel et règlent la technique audio vidéo avant une répétition générale qui, sous l’œil critique du Président, vient conclure cette journée préparatoire (L’OTRE a cette particularité d’organiser son Congrès en autonomie).La grosse détente autour du dîner pris en commun est largement méritée.
Samedi 9H30 pétantes, arrive la première vague de congressistes aux comportements contrastés entre ceux qui se pressent vers le premier rang pour obtenir leur badge et ceux qui se dirigent directement vers les cafés, en quête de « retrouvailles » des quatre coins de France, les mêmes qu’il faut appeler plusieurs fois avant de les voir se diriger vers l’amphi.
Dès l’ouverture du Congrès le ton est donné : l’alternance constante entre sérieux et humour.
De l’humour, les propos introductifs de l’ancien Ministre des Transports Monsieur Gayssot, vice-président du Conseil régional Languedoc Roussillon, n’en manquaient pas. C’est sous les applaudissements appuyés qu’il a pris congé.
Les transporteurs entrent dans la première partie de la matinée : la parole aux adhérents.
Pour certains, confortablement installés, la nuit trop courte alourdit leurs paupières qui s’ouvrent au rythme des éclats de rire, ponctuant les dessins humoristiques projetés sur l’écran. Les minutes s’égrènent, l’amphi se chauffe, les langues se délient, les questions fusent les tons montent (avec les débordements que l’on connaît quand la passion prend le dessus). On ne peut éviter quelques allées et venues pour besoins naturels ou cigarette urgente. Les choix se dessinent, le PACSE est voté, la matinée est bien remplie.
A l’instar du début de journée, on assiste à un nouveau mouvement de foule et quelques bousculades à l’annonce du déjeuner au premier niveau. Les hésitations dans le choix de sa place, la recherche par affinité ou nouvelle connaissance accentuent la circulation autour des tables (cela prouve qu’il y a du monde, plus de 400 personnes à midi, presque autant le soir). Bref… tout ce qui peut générer du retard dans l’emploi du temps.
Tout le mérite revient à l’excellent animateur des tables rondes et au non moins doué dessinateur, qui chacun dans leur domaine, sont parvenus à rendre vivante la première table ronde dont la présentation très technique du camion écologiquement correct ne permettait pas les « envolées » du matin.
Toutefois, on peut constater un amphi bien rempli. Seules de très rares exceptions ont opté pour des conciliabules de haute stratégie dans le hall du Corum.
Après un train sur pneus sans rupture de charge arrive la rupture du rythme causée par une pause fortement appréciée des partenaires impatients de retrouver leurs clients potentiels.
La troisième table ronde est beaucoup plus politique. Elle rassemble les représentants des candidats du PS, de l’UDF, de l’UMP autour du thème « le TRM et développement durable , pourquoi pas ? » Là aussi j’ai beaucoup apprécié la maîtrise et la diplomatie de l’animateur particulièrement à l’aise dans l’organisation de ce débat au demeurant courtois, fort intéressant et toujours ponctué de dessins humoristiques de circonstance (on peut regretter qu’il n’ait pas duré plus longtemps).
Autre satisfaction, la présence à la séance plénière du chef de cabinet du ministre de l’aménagement du territoire que l’emploi du temps n’a pu permettre au dernier moment d’être présent.
Ce congrès constitue un virage important de l’OTRE. Je ne suis pas le seul à le dire ou à l’écrire
Alain DUPERIER