Qui a fait le déplacement à Montpellier pour assister samedi au septième congrès de l’OTRE en est arrivé à la conclusion suivante : cette organisation a tout d’une grande. Alors à quand la reconnaissance ?
Rassembler des centaines de transporteurs, faire venir un ancien ministre, organiser des débats sur le transport et le développement durable avec des techniciens mais aussi des politiques, être force de proposition, jusqu’à se pacser avec les futurs candidats : l’OTRE, qui tenait son congrès samedi à Montpellier, n’a rien à envier aux autres organisations. Seul bémol de cette journée, l’absence du Ministre des Transports, qui n’a pu (su ?) honorer sa promesse d’assister à cette réunion.
On ne reviendra pas au temps des calèches.
Heureusement, Jean-Claude Gayssot avait fait, lui, le déplacement. L’occasion de constater que l’ancien Ministre des Transports n’a rien perdu de son humour. Le désormais vice-président du conseil régional du Languedoc Roussillon est venu féliciter les adhérents de l’OTRE d’avoir choisi comme thème de leur congrès « transport et développement durable, pourquoi pas ? » L’ancien Ministre s’est fait l’avocat de la profession. « Les déplacements ne seront pas remplacés par Internet. Il ne faut pas arrêter les camions au prétexte qu’ils polluent : on ne peut pas revenir au temps des calèches. Il y a cependant des déplacements dont on peut se passer : ce sont ceux liés aux délocalisations », a asséné celui qui reste communiste.
Je n’en peux plus du transport.
« On a toujours besoins des camions. S’il n’y a plus de camions français, ce seront des camions étrangers qui feront le transport. Il est audacieux et intelligent de mettre le développement durable au centre de vos travaux », a-t-il souligné. Avant de prêcher (on ne se rafait pas) pour un recours aux autres modes de transport et notamment au ferroutage. Ne perdant pas le nord, avant de partir, il a souhaité aux adhérents « Bon travail et bon vote ! »
Avant de préciser qu’à son âge, 62 ans, si dans les prochains mois on venait lui proposer un ministère, il choisirait celui du temps libre. « Parce que je n’en peux plus du transport ! » Comme chauffeur de salle, on ne fait pas mieux.
Flash Transport du 12/02/2007