Depuis la seconde guerre mondiale le TRM français a connu des hauts, des bas, mais il a toujours su sortir des impasses, malgré les contraintes qui lui étaient imposées. Parfois adulé des pouvoirs publics, sauveur de l’économie, parfois affublé de tous les maux et de toutes les mauvaises intentions.
En tout état de cause il a permis, dans des conditions souvent difficiles, la reconstruction, le développement économique du pays en assurant le développement des échanges.
Le premier choc économique qu’il n’a pas pu surmonter, est celui de l’ouverture des frontières Européennes. Pourtant il n’a pas été faute de prévenir des inéluctables conséquences qui induisaient la perte de compétitivité du secteur.
Mais voila que, alors que le TRM français ne s’est toujours pas remis du premier choc, un second s’annonce au moins aussi dévastateur.
Le choc médiatique. Il couve depuis plusieurs années, ses prémices ont été ressenties vers le Mont-Blanc,
L’Aquitaine le nourrit,
Le citoyen le couve,
Le consommateur l’ignore…
Mais depuis le début de cette campagne électorale 2006-2007-2008 tout s’emballe. La co-modalité, défendue par Bruxelles devient transfert de mode dans notre pays. Le transport combiné devient autoroute ferroviaire, le développement harmonieux des modes de transports devient prélèvement maximum pour la route afin de financer les autres modes de transport.
Dans l’esprit de certains le camion est porteur de tous les maux, il est inutile, il est remplaçable, il est nuisible, il faut le supprimer. Vous me répondrez, quoi de nouveau ? La réponse est que ces « certains là » le croient vraiment aujourd’hui et vont prendre des décisions lourdes de conséquences.
L’OTRE a décidé de réagir pendant ces campagnes électorales, elle définira sa réactivité, avec vous lors de son 7° congrès à Montpellier.
L’UNION
L’OTRE a toujours œuvré pour une union la plus large possible de la profession. L’UPR en est le fruit, pas le seul, un état d’esprit nouveau souffle sur notre secteur.
Deux chocs camions !! Nous ne serons pas trop nombreux pour relever le défi, chefs d’entreprise, salariés, organisations professionnelles, syndicats.
Il est grand temps de privilégier l’intérêt de tous face à toute autre considération.
Jean Pierre Morlin
Président OTRE