La lutte finale
Pour l’international, « l’inter » comme beaucoup de professionnels le disaient naguère, la concurrence n’est plus tenable. Le pavillon routier français ne cesse de chuter, sans véritablement provoquer de la part des pouvoirs publics une réaction, un sursaut d’intérêt ou une ébauche de proposition. C’est ainsi et ce n’est pas autrement car on ne peut plus lutter ! Devant cette mort annoncée, cette fin inéluctable, certains se révoltent encore et dénoncent les raisons qui ont fait que cette situation en est arrivée là : l’absence de politique européenne des transports, l’ouverture trop rapide de l’Union, la politique sociale franco/française, l’absence d’image de marque du secteur, le souci permanent des chargeurs de faire des économies sur le transport, la concurrence sauvage et incontrôlable, etc. Si, autrefois l’on disait qu’il n’y a plus de maréchaux ferrant parce qu’il n’y avait plus de chevaux, c’est parce que le camion avait remplacé le cheval. Mais le camion français lui ne sera remplacé que par un autre camion et cela durera encore longtemps car la co-modalité tant attendue n’est pas encore pour 2007…. Il est concevable de ressentir une certaine injustice lorsqu’on est écarté malgré soi d’une profession, d’un métier, d’un secteur alors que d’autres peuvent prendre votre place tout simplement parce que leur coût est moindre. Cette injustice faite à un seul est une menace pour la liberté de chacun. Un jour, c’est ici, demain, ce sera là ! Mais, attention aux réactions de ceux qui ne supportent plus l’iniquité et l’indifférence. Jacques-Henri GARBAN Délégué Général de l’AFTRI
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