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  Le syndicat des Alpes de Haute Provence / Hautes Alpes

Comme une grande majorité des syndicats départementaux, le 04 et le 05 ont été créés au début des années 40. Puis dans les années 70 les deux départements voisins ont fusionné pour ne former qu’une seule entité. Courant 80 la gestion fut assurée par la FNTR 13 jusqu’au fameux 14 septembre 2000 qui a vu l’exclusion de plusieurs départements dont celui du 04/05. Le syndicat se retrouva dans une situation inconfortable d’exclus, géré par un syndicat qui lui ne l’était pas. Il fut alors pris en charge par le syndicat du Var.

La présidence est tenue par Monsieur Paul ROUX suppléé par un Vice-président Monsieur Michel GIRAUD. Le Secrétaire Général est Jean-Marc MONTAGNAC.

La gestion comme indiquée précédemment est assurée par l’OTRE 83 dont les coordonnées sont :

OTRE 04/05
La Maison du Transporteur
ZI Toulon Est - BP 349
83077 Toulon cedex 9

Tel : 04 94 08 72 40
Fax : 04 94 08 72 42

Mail : otre04@otre.org ou otre05@otre.org

On peut dire sans se tromper que l’activité principale du syndicat tourne autour du problème lié au passage du Col du Montgenèvre.

Sujet pour le moins brûlant car le seul passage des Alpes à ciel ouvert suscite régulièrement un débat et déchaîne parfois les passions.

A cause ou plutôt grâce à lui, l’OTRE a connu l’une de ses premières invitations officielles avec des autorités régionales, puisqu’en octobre 2001 elle était reçue par le président du Conseil Général des Hautes Alpes afin de connaître la position des professionnels sur la circulation des PL dans le Col du Montgenèvre. S’en était suivie dans la même journée une invitation à présider au coté de Monsieur BAYROU (Président Conseil Général 05) une réunion publique sur le même sujet.

Quotidiennement le transport routier de la région doit composer avec des citoyens qui ne veulent plus voir de camions sous leurs fenêtres, des élus qui ne veulent pas décevoir leurs électeurs, et des professionnels contraints d’aller là où on ne leur interdit pas de rouler.

Pour cela le Syndicat, représenté par son président, ne ménage pas ses efforts afin que les professionnels puissent travailler le plus librement possible, et de ce fait n’hésite pas à ester en justice pour défendre l’intérêt des Hauts Alpins et des départements limitrophes. Mais il est aussi consulté régulièrement par le Préfet afin de débattre des interdictions hivernales.

Dans ces conditions le tunnel serait-il salutaire ?

Evidemment et comme le disait il y a quelques années un sénateur (bien inspiré) de la région

« Faisons le tunnel, nous verrons après ce qu’on y mettra dedans ».

Lorsque l’on regarde attentivement une carte routière on s’aperçoit que le Montgenèvre est situé à proximité de l’embranchement autoroutier de Oulx (Italie) qui permet de desservir à la fois l’Europe centrale mais aussi Lyon voir Paris par le tunnel du Fréjus de même que dans l’autre sens il permet la desserte du sud de la France voire plus loin, la péninsule Ibérique.

Dans ce contexte, la valse hésitation de l’état dans ce dossier ne fait qu’aggraver une perte de temps alors qu’il y a urgence à le traiter.

A l’instar de nos voisins Italiens qui ont, certes su profiter des Jeux Olympiques pour moderniser leurs infrastructures, la France pourrait en faire de même sans attendre un événement majeur, ni un engorgement total du Montgenèvre qui serait prévisible en cas de problème dans le tunnel du mont-Blanc ou du Fréjus ou pire des deux en même temps.

Nous l’avons dit à maintes reprises nous ne sommes pas opposer au tunnel, ni au ferroutage dans la mesure où il permet le franchissement d’un obstacle naturel, ni même à tout ce qui pourrait contribuer à la réduction des nuisances dues au transport routier, mais sans une implication courageuse de nos politiques la survie de nos entreprises, et pas seulement celles du transport, risque d’être singulièrement compromise.