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  EDITORIAL

  E D I T O R I A L

Puisque c’est au tour du Var de présenter sa structure ce mois-ci, et par conséquent de signer l’édito, il aurait été simple de tirer quelques conclusions de notre dernier congrès. Cependant, je laisserai le soin aux journalistes d’en faire état, même si je tiens à souligner qu’une fois de plus l’OTRE a marqué des points et installe sa présence avec une certaine maturité, ce qui devrait indéniablement lui ouvrir les portes de la reconnaissance.

Cependant, aujourd’hui je voudrais évoquer le comportement inacceptable de la grande distribution (GD) à l’égard de ses prestataires de services, c’est-à-dire nous les transporteurs. Non pas à titre personnel, mais au nom des professionnels qui sont contraints de mettre genoux à terre, sous la pression d’êtres qui n’ont plus d’humain que le nom.

Il y a des règles dans ce métier comme dans toutes activités commerciales, et chez nous, la règle c’est la rentabilité comme toute entreprise digne de ce nom. Non pas une rentabilité outrageuse comme certains osent l’exposer mais une rentabilité décente.

Lorsque nos charges augmentent et que nous demandons, logiquement, le réajustement de nos tarifs, il est malsain de jeter sur nous : la suspicion, la menace d’aller travailler avec un autre prestataire alors même que nous investissons régulièrement dans du matériel moderne afin d’offrir en permanence une qualité de service irréprochable ; ou pire encore, nous mettre en concurrence avec une enchère inversée.

Ces personnes de la GD ne respectent plus les règles du jeu et pensent pouvoir se débarrasser de leurs prestataires sans le moindre égard, comme si on jetait un kleenex usagé.

Je peux vous affirmer qu’il s’agit là de comportement détestable et sans avenir. Car à terme, autant nos entreprises que ces personnages sans vergogne, subiront les effets dévastateurs de cette politique de prix « anormalement » bas.

 

Jean-Pierre DUCOURNAU

Président de l’OTRE, Var