Au delà du réel…
Est-ce une réminiscence des rêves d’enfant qui m’a récemment touchée ou bien mon subconscient qui m’ a porté au delà du réel ? L’espace d’une nuit j’ai cru vivre une vie de transporteur telle que nous serions en droit de l’espérer dans le futur.
Dans ce monde inconnu, cette vision bienfaitrice présentait bien des caractéristiques enthousiasmantes allant de l’intégration positive dans le corps civil et social tout entier, jusqu'à la pleine soutenance par les responsables des nations, ces derniers considérant notre activité comme vitale.
Animés par une doctrine forte basée sur la conviction que le déplacement était une donne strictement assimilable au sang dans un corps humain, les responsables étatiques s’étaient attachés à mettre en place une politique sectorielle à la hauteur de cette évidence.
Aussi, et bien que le pays totalement intégré dans un environnement continental comparable à la CEE, il était clair et patent, qu’au travers de leurs décisions, les dirigeants politiques avaient adopté une approche systématiquement positive à l’égard des entreprises du secteur en étant à l’écoute des Organisations Professionnelles.
Concept clef en la matière : le pragmatisme éclairé.
Certes, des règlements de toute nature et de tout type, nous n’en manquions point. Les références législatives et réglementaires constituaient toujours notre quotidien, les fonctions commerciales, financières et techniques imposaient le respect de critères toujours plus engageant et précis, et nombreux étaient les cadres que nous devions impérativement respectés, la recherche de la qualité ayant été portée à une sorte de paroxysme.
Mais à la différence de notre époque, dans cette espace continental « Europa » , les politiques avaient pesé de tout leur poids ancestral pour que soit pris en compte, préalablement à l’intégration successive de l’ensemble des pays concernés, l’ensemble des paramètres vitaux.
Et il s’agissait bien là d’une différence fondamentale avec notre époque.
Les niveaux de vie, de développement, l’impact des cultures, autant de critères qui avaient pu présider à la montée en puissance progressive et maîtrisée de l’élargissement de l’espace continental « Europa ».
Bien entendu, les déclinaisons de ces principes se traduisaient dans la vie des entreprises d’une manière parfaitement tangible, les conditions de concurrence loyale étant au centre de la doctrine en place.
Les conditions d’accès et d’exercice dans l’espace continental ? Strictement appliquées d’une manière identique, quel que soit le critère et le pays.
Il en était ainsi de la compétence professionnelle où la culture du terrain avait pris le pas sur l’approche livresque …qui avait eu la priorité du législateur durant des années.
La capacité financière ? L’approche objective des aspects comptables étaient retenues en prenant notamment en compte les plue-values latentes…
L’honorabilité ? au plus « blanc que blanc » des années 2000 avaient succédée une approche réaliste privilégiant une application stricte, mais sur le seul domaine de la gestion d’entreprise.
Le traitement social ? avec à l’appui de puissants dispositifs intégrés informatiques de transmission des données en instantané, les conducteurs voyaient rompu leur isolement et pouvaient dialoguer avec leur établissement de rattachement et être ainsi associés directement à la gestion de leur activité.
Les rapports avec les donneurs d’ordre ? Là aussi, rationalisation et pragmatisme étaient la règle au travers de la mise en place d’un ensemble de textes cohérent et homogène tant en amont de la relation contractuelle (avec des contrats types –socles juridiques de référence obligatoires à minima-, nationaux et internationaux…), qu’en aval, avec des mécanismes incontournables de règlements au comptant … ».
Les normes techniques ? Le camion « Europa silhouette » était en vigueur depuis des années et les redondantes questions de différences de poids et dimensions qui avaient d’une manière insidieuse nourri la concurrence déloyale durant des décennies, n’étaient plus d’actualité…
Quant aux questions de pollution environnementale, elles avaient été résolues par l’adoption de la pile à combustible …
J’ai fais un rêve…et réveillé, je suis face à la sinistre réalité où concurrence déloyale, cabotage sauvage, contrôles toujours plus nombreux s’ajoutent à l’augmentation des coûts sociaux, à l’inflation du prix du carburant, j’en passe et des meilleures…
Mais…ne dit-on pas que certains rêves peuvent être prémonitoires ?…
En attendant, je vous donne rendez vous à tous le 11 mars prochain et me réjouis de vous accueillir au CAP 15, quai de Grenelle – Paris, à l’occasion du prochain Congrès de notre chère OTRE !!!
Gérard ENEL
Président de l’O.T.R.E Ile de France