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LE CLUB PREVENTION ET SECURITE DE MIDI-PYRENEES
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« Il n’est de richesse et de force que d’hommes » (Jean BODIN, économiste du XVI° siècle)
Dans une conjoncture économique défavorable au point de nécessiter un plan gouvernemental de mobilisation en faveur du transport routier, la maîtrise de leurs coûts est une priorité des transporteurs.
Or, selon les indices publiés par le Comité National Routier, la part des coûts salariaux directs dans le prix de revient du transport routier de marchandises est de 37% en transport longue distance et de 43% en transport régional.
C’est donc naturellement au regard de son coût que la contribution des personnels à la vie de l’entreprise de transport est d’abord appréhendée. Et les évolutions de plusieurs indicateurs en 2004, même si certaines étaient programmées (les revalorisations du SMIC et des salaires conventionnels en juillet) ne peuvent que renforcer l’attention des chefs d’entreprise à cette ligne du compte d’exploitation.
Dans ce contexte, et alors même que la caractéristique du transport routier est d’être une activité de main d’œuvre, il faut un vrai changement de point de vue pour entendre l’affirmation célèbre de BODIN autrement que comme un sujet de dissertation académique. La vérité en est pourtant confirmée par les évolutions démographiques en cours.
S’il est nécessaire, un tel changement n’est pas facile comme en témoignent en Midi-Pyrénées, dans deux domaines différents du « social , aussi bien la sous-utilisation des possibilités offertes par l’EDDF régional en matière de financement de la formation continue que la faible implantation des délégués du personnel ou le faible taux de négociation annuelle dans les entreprises concernées.
Qu’il s’agisse de la formation professionnelle ou du dialogue social, le défi est le même pour les entreprises :
libérer la gestion de la ressource humaine du compte d’exploitation où elle reste à l’étroit, sans même dans certains cas y avoir la place réglementaire, et identifier les dépenses qui lui sont affectées comme un investissement à part entière.
L’impulsion pourrait venir du niveau national : gageons en effet que l’accord de branche récemment conclu sur la formation professionnelle, comme les négociations de contreparties à l’application de la directive européenne sur le temps de travail seront de nouvelles occasions données aux partenaires sociaux de relever ce défi en Midi-Pyrénées.
François-Xavier de RICAUD,
Directeur Régional du Travail des Transports

ORT-N°12 Février 2005-page 1