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  La phrase : la délocalisation du transport

&nbsp&nbsp&nbsp&nbspLA PHRASE : LA DELOCALISATION DU TRANSPORT
De notre rédaction de Poitiers
« Nous demandons au gouvernement de porter la plus extrême attention aux écarts de charges entre nous et nos concurrents européens. Sinon, nous pourrions être amenés à délocaliser nos entreprises de transport au Portugal »
La menace a été agitée samedi au Futuroscope de Poitiers où l’OTRE (Organisation des Transporteurs Routiers Européens) tenait son congrès national. Née d’une scission avec la FNTR en 2000, l’OTRE forte de 3 052 entreprises et de 40 000 salariés, s’est montrée particulièrement agressive. « Dans le seul second semestre 2004, les entreprises de transport routier ont enregistré 900 procédures judiciaires, redressements ou liquidations » a indiqué Jean-Pierre MORLIN, Président de l’OTRE. L’écart de charges est tel avec nos concurrents européens, que c’est la mort du pavillon français qui est en question. Nous avions engagé une action en novembre pour nous réserver le cabotage (NDLR : réserver le marché intérieur du transport aux entreprises françaises). Une clause de la législation européenne l’autorise. Les Italiens l’ont fait. En France, le Conseil d’Etat s’y est opposé. Aujourd’hui, les différences fiscales, salariales et de prix de gazole sont telles que nous sommes contraints de nous délocaliser au Portugal si nous ne voulons pas mourir »

Nouvelle République du Contre Ouest du 07/03/2005