Editorial
Chers amis, chers collègues, Je suis heureux de pouvoir, par le biais de ce mensuel, vous faire-part de mon point de vue et vous saluer par la même occasion. En effet, d’aucuns disent que tout va bien, que le transport routier de marchandises français est en pleine expansion, que nos différents syndicats « dits reconnus », en partenariat avec notre ministère, et vice et versa, nous apportent des solutions exceptionnelles pour nous relancer et nous permettre de rebondir au sein même de nos entreprises. Il n’en est rien !!! Je m’inscris en faux !!! Les réalités économiques et politiques ne sont pas les mêmes et le TRM français, à plus ou moins long terme, est MORT !!! A moins que nous puissions faire évoluer les positions de notre gouvernement, sans que celui-ci ne se cache derrière les contraintes de Bruxelles. Seules trois solutions sont à mes yeux possibles, et cette analyse n’engage malheureusement peut-être pas que moi. La première étant de transformer notre savoir-faire par des prestations complémentaires aux transports de marchandises, mais ceci ne peut-être géré que dans le cadre d’une orientation personnelle de nos entreprises et n’est pas possible pour tout le monde. La deuxième, qui me semble la seule à court terme, c’est de se regrouper au sein d’un vrai syndicat, capable de parler vrai et de défendre nos intérêts tel que l’OTRE. Mais n’oublions pas qu’un syndicat n’est fort et ne se fait respecter de ses interlocuteurs que s’il représente une grande masse de sa corporation. L’OTRE est dans cette position et par la même, inquiète nos dirigeants. Aussi, il faut continuer, serrons nous les coudes et regroupons nous encore plus nombreux. N’attendons pas que le voisin se mouille et nous apporte, par son engagement, de vraies solutions pour applaudir des deux mains. La troisième solution serait la solution du désespoir et s’appellerait « délocalisation ». Espérons que nous n’arriverons jamais à ce point de non-retour. Voilà comment je vois le TRM français. J’aurais pu mettre un peu d’humour dans cet éditorial, mais à l’heure des bilans 2004, cela me parait difficile. Il n’empêche que nous sommes rassemblés ici pour le congrès 2005 de l’OTRE et que cela reste malgré tout un moment privilégié pour nous retrouver et accueillir de nouveaux collègues. Alors profitez de votre journée, sans les soucis du quotidien. Sincèrement et amicalement, Vincent TARDET Président OTRE POITOU-CHARENTES
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