Editorial
2005 Tout le monde s’accorde pour nous annoncer une année 2005 à la fois plus coûteuse pour les comptes d’exploitation de nos entreprises, plus difficile en terme d’activité et à haut risque pour la compétitivité de notre pavillon. Tout le monde ? …ou presque..., Monsieur De Robien, notre Ministre de tutelle, pense, pour sa part, avoir tout résolu avec son plan, …ou presque..., tant et si bien qu’à chaque fois qu’il rencontre un transporteur, immanquablement, revient la même question, « que pensez vous de mon plan ? ». A chaque fois ? …ou presque..., car s’il apprend que ce transporteur adhère aux idées défendues par l’Otre (ce qui arrive très souvent) il se sauve sous n’importe quel prétexte (…ou presque..., comme à Millau !...). Faut-il comprendre que Monsieur le Ministre de la République a peur de L’OTRE, ou/et qu’il s’est tellement engagé à l’ignorer auprès de certains de ses amis, qu’ à chacun de ses déplacements, il ne sait plus comment s’y prendre ? Alors que, donc, à part Monsieur le Ministre, tous, même l’organisation professionnelle « dite » institutionnelle, analysent la situation comme catastrophique pour les entreprises françaises trois questions s’imposent. Comment expliquer le satisfecit général, …ou presque…, lors de la présentation, au mois de septembre, du plan de soutien et de relance du transport routier français ? Comment expliquer la réunion d’une table ronde, un mois plus tard, avec des mesures complémentaires, doublement, triplement, etc…, et l’accord de tous les représentants patronaux, …ou presque… ? Comment expliquer, que dès le mois de décembre, avec des langages différents, avec des contorsions plus ou moins évidentes, avec une transparence plus ou moins…, la totalité du PITF (paysage institutionnel du transport français), …ou presque…, s’inquiète du sort réservé au transport routier français dans les mois à venir ? Comment expliquer et comprendre si l’on refuse d’intégrer dans le raisonnement ce qui, officiellement, n’existe pas ? Comment admettre l’illogisme, de représentants d’une profession acceptant, voir proposant, ce qui la tue ? sinon par une défense de leurs seuls intérêts d’appareil. Comment expliquer et comprendre, si l’on veut absolument voir à travers des oeillères, et ignorer le seul élément nouveau dans ce paysage professionnel, la création, le développement, et la représentativité de l’OTRE ? Depuis sa création l’OTRE n’a jamais varié son analyse économique, ses objectifs, et les moyens pour les atteindre. Le transport routier français connaît une crise structurelle grave, dont l’état est le principal responsable par sa gestion approximative du secteur et le non respect de ses engagements de 1994 renouvelés officiellement et publiquement en 1997, sur l’harmonisation sociale, technique, et fiscale européenne. Le but primordial de l’OTRE est connu de tous, sauver les entreprises françaises en leur rendant leur compétitivité confisquée. Les moyens ont été clairement annoncés dès octobre 2000, naturellement et en priorité le dialogue, si nécessaire la voie légale, si indispensable l’action de terrain. Malheureusement, depuis le mois de septembre 2004, la défense de la profession, et la position jusqu’au boutiste de Monsieur le ministre, rend inéluctable la mobilisation de toutes les forces. L’OTRE l’a faite car manifestement elle est la seule à en avoir la capacité, dans sa représentativité et son dynamisme. Le résultat obtenu est pleinement satisfaisant puisque toutes les parties prenantes de notre activité ont pris conscience de la situation, …ou presque… Mr le ministre…, il ne reste plus qu’à enfin obtenir les mesures à la hauteur du problème, l’OTRE, pour sa part continuera à se battre, mais cet objectif là elle ne pourra pas l’atteindre seule. Alors, pour 2005, je souhaite à notre profession de savoir s’unir devant cet objectif crucial, dans le seul intérêt des entreprises et de leurs salariés. J’espère qu’après les adhérents de l’OTRE, les AUTRES se mettent en route pour qu’ensemble nous sauvions ce qui peut encore l’être. Pour cette nouvelle année je souhaite à tous une excellente santé et vous renouvelle toute mon amitié.
Jean-Pierre MORLIN
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