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  La Nouvelle République - Droit de réponse

La Nouvelle République
232, avenue de Grammont
37048 TOURS Cedex 1
DROIT DE REPONSE
Monsieur Arbona,
J’ai pris connaissance de votre « Editorial » en date du 24/11/2004, lors du mouvement des patrons routiers.
Vous parlez de blocus, le terme est un peu fort, nous n’avons rien bloqué et n’avions pas l’intention de bloquer qui ou quoi que ce soit, seul le ministère des transports a parlé de bloquer Paris, alors que nous ne désirions qu’un simple rendez-vous de travail avec notre ministre de tutelle ; rendez-vous qu’il nous refuse depuis 2 ans et demi.
Par contre l’entrave à la circulation est réelle même si celle-ci a été déclenchée illégalement par le préfet qui a été obligé de nous rendre notre liberté dès le lendemain matin, l’entrave était bien du fait du représentant de l’état.
Vous parlez de deux organisations minoritaires reprenant aussi les termes de Monsieur de Robien qui les tient lui-même d’une « puissante fédération ».
Puisque nous sommes si peu. Pourquoi avoir mobilisé autant de forces de l’ordre, plusieurs centaines de policiers et gendarmes pour si peu de camions ?...
Vous parlez des salariés, vous auriez dû venir à Saumur et écouter la vingtaine de salariés qui étaient avec nous et qui ont peur pour leur emploi. Eux aussi ont entendu le directeur de Dentressangle Lyon déclarer qu’en janvier prochain, il allait embaucher 200 chauffeurs polonais… Ces salariés-là réfléchissent et ne critiquent pas systématiquement leur employeur.
Quant aux 60 heures dont vous parlez, je serais curieux de voir le texte dont vous faites référence. Vous avez peut-être confondu avec un autre pays….
260 heures/mois, cela fait belle lurette qu’en France, les salariés ne travaillent plus autant et heureusement.
Vous parlez de l’OTRE comme d’un syndicat minoritaire représentant des entreprises de moins de 5 salariés. Si vous vous étiez déplacé, vous auriez vu des noms connus et certaines de nos entreprises adhérentes compte plus de 400 salariés dont le transporteur de l’année élu par ses pairs. Si dans les convois il y avait des artisans, les patrons comptant plus de 20 salariés étaient fort nombreux.
L’OTRE défend la profession toute entière, de la plus petite entreprise à la plus grosse des PME avec le même engagement.
Toute la profession est d’accord avec nos revendications dont tous connaissent la teneur, mais la peur règne, ce qui n’a pas empêché nombre d’adhérents d’organisations professionnelles dites majoritaires de se joindre à nous puisque leurs fédérations signent tout sans consulter la base.
A propos de « minoritaire », notre Président Jean-Pierre Morlin a demandé à Monsieur de Robien des élections professionnelles des entreprises de transport, on parie que Monsieur de Robien n’osera pas !!!
Recevez, Monsieur Arbona, mes sincères salutations.

Guy DEFRANCE
Rédacteur en Chef de
L’OTRE Infos Mensuel