L'opération HEXAGONE c'était ...
L’OPERATION HEXAGONE C’ETAIT … ACCUEIL : Des organisations professionnelles qui n’ont pas eu « peur » de nous recevoir dans leurs locaux. L’AFTRI nous a prêté un de ses bureaux pour établir notre Q. G. organisationnel et presse tout au long de la semaine. TLF nous a accueilli pour notre conférence de presse du vendredi, au cours de laquelle nous avons mis un terme à notre semaine d’action. BLOCAGE : Ce sont des centaines de poids-lourds arrêtés et contrôlés par les forces de l’ordre sur tout le Nord de la France et en particulier la région parisienne à la recherche des « ennemis publics » : les transporteurs français qui osent exprimer leur opposition à la politique actuelle du ministère des transports. CHIFFRES : 900 camions aux portes de PARIS, des milliers de gendarmes, policiers et officiers des renseignements pour « stopper » une manifestation revendicative qui réclamait au ministre des transports un rendez-vous et une prise en compte des problèmes de la profession. CONVIVIALITE : Ce sont les piques-niques organisés sur les convois et les relations nouées tout au long de la progression des véhicules auprès de la population de notre pays. INCIDENTS : Ce sont les forces de l’ordre « chauffées » par une hiérarchie qui perdait son sang-froid. Un transporteur au volant de son camion visé par un policier en arme… un convoi stoppé sur l’autoroute, sans mesure de sécurité qui provoque un accident … IRRESPECT : C’est l’attitude du ministre des transports vis à vis de chefs d’entreprise qu’il n’a même pas voulu recevoir. MEDIAS : Ce sont des dizaines d’articles rédigés par les agences de presse, des quotidiens qui publient des articles de fond sur la réalité économique, fiscale et sociale de notre profession, des reportages et interviews de transporteurs du terrain dans les principaux journaux télévisés, et radiophoniques … un coup de projecteur sans précédent sur un secteur d’activité si souvent malmené par les médias. MERCI : Aux transporteurs qui, fiers de leur métier et déterminés à interpeller le gouvernement sur la situation de leur entreprise, ont consacré une semaine à la défense du pavillon routier français, à tous nos permanents de syndicats départementaux qui ont organisé et animé notre mouvement. OBJECTIFS : Défendre le pavillon routier français, démontrer de l’incapacité du gouvernement actuel à répondre au désarroi de milliers de chefs d’entreprise, donner un éclairage médiatique grand public sur notre profession et la vérité de son devenir. QUESTION : Pourquoi ce mouvement si partagé par l’ensemble des transporteurs de base n’a pas été soutenu officiellement par certaines organisations dites institutionnelles ? REPONSE : Parce que quand on est une organisation dite institutionnelle, on ne dit pas au ministre des transports que ces « mesurettes » n’auront aucun effet sur la santé du pavillon routier français. Mais, on dit aux transporteurs que si leurs entreprises ne vont pas bien, c’est tout simplement qu’ils ne sont pas de bons transporteurs. RESPECT : C’est le respect des mots d’ordre de l’opération HEXAGONE, circulation des véhicules dans le respect total de la légalité, calme et sérénité dans les relations avec les forces de l’ordre et la population. REVENDICATIONS : Obtenir une harmonisation fiscale et sociale de nos conditions d’exploitation qui nous remette dans la course économique au sein de l’Europe. Obtenir un moratoire financier pour toutes les entreprises de transport routier afin les aider à surmonter les difficultés de trésorerie dues aux surcoûts du gazole de l’année 2004. REACTIONS : Ce sont le Premier ministre et le Ministre des transports « droits dans leurs bottes » affichant « une très grande fermeté » devant un mouvement pourtant pacifiste, mais sans idée pour construire la politique du transport routier français de demain. SERENITE : C’est l’attitude constante tout au long de la semaine d’action, des transporteurs au volant de leur véhicule. SOLIDARITE : Ce sont toutes les marques de sympathie et de solidarité reçues, de la part de transporteurs non-syndiqués ou adhérents de syndicats non engagés dans l’action. La « fermeté » si médiatiquement affichée par le ministère des transports ne peut constituer un programme politique pour une profession en plein désarroi. LA MOBILISATION DES TRANSPORTEURS POUR DEFENDRE LE PAVILLON ROUTIER FRANÇAIS SE POURSUIT ET PRENDRA TOUTES LES FORMES UTILES. Aline MESPLES Secrétaire de l’OTRE
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