Editorial
A QUI PROFITE LE CRIME ? Pourquoi annoncer que l’augmentation actuelle du coût du pétrole n’aura aucune incidence sur notre économie ? Le bilan économique des entreprises de transport routier était très fragile à la fin de l’année 2003, un gas-oil au niveau actuel, sans espoir d’une baisse notable est un nouveau boulet pour notre pavillon, dans un environnement économique européen hostile. Mais personne ne semble vouloir le voir. Pourquoi prétendre que nous sortons de l’atonie économique que nous subissons depuis plusieurs mois maintenant ? Nous, transporteurs sommes dans l’attente d’une reprise économique notable qui verrait notre volume de fret à transporter augmenter de manière significative tant sur le marché international que national. Il n’en est rien, notre volume d’affaire ne progresse pas sur le marché intérieur et nous continuons à perdre des parts de marché à l’international. Mais personne ne semble vouloir le voir. Pourquoi continuer à nier la désertification industrielle de notre pays ? Nous sommes, nous transporteurs, les premiers observateurs de cette fuite de nos outils de production vers des pays européens plus offensifs. Nous perdons des parts de marché, car nos clients se délocalisent et qu’ils font transporter leurs marchandises par des transporteurs européens plus compétitifs que nous. Mais personne ne semble le voir. Pourquoi continuer à ignorer les revendications de l’ensemble du pavillon routier français ? Nous demandons nous transporteurs, que les mesures fiscales et sociales, vitales à la survie de nos entreprises soient enfin mises en application. Mais personne ne semble vouloir le faire. Certains en coulisse prétendent que « des » secteurs économiques, tel que par le passé : la métallurgie, le textile ou la production industrielle de biens de consommation … sont condamnés sur notre territoire français, d’autres pays en Europe ou plus loin sont plus compétitifs. Le transport routier comme le transport maritime hier ferait parti de ces « indésirables ». Et personne ne semble vouloir inverser cette tendance. Dans le microcosme syndical du transport routier, il est aussi de bon ton de ne rien voir et surtout de ne rien vouloir. Permettez-nous alors … nous transporteurs de base... de vouloir continuer à vivre, rémunérer nos salariés et même envisager de développer nos entreprises, c’est notre objectif depuis la création de notre syndicat professionnel OTRE, créé par des transporteurs de terrain pour fédérer et défendre le pavillon routier français dans une Europe harmonisée.                 Aline MESPLES                 Secrétaire de l'OTRE
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