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2003 et après … 2004 !

Une nouvelle année est toujours l’occasion d’un dernier coup d’œil dans le rétroviseur avant de s’élancer vers l’inconnu que nous espérons meilleur.

Malheureusement, depuis la présentation de la plate-forme commune AFTRI, OTRE, TLF, UNOSTRA en juin dernier, la situation des entreprises de transport routier ne s’est pas améliorée, bien au contraire. Evidemment l’union de la profession a permis quelques avancées (TIPP, TAXE KM, …etc.). Toutefois les dépôts de bilan, d’entreprises de toute taille, continuent sur un rythme jusque là inconnu et les prévisions en la matière restent pessimistes. Pour la première fois le TRM n’a pas été, l’année dernière, un secteur créateur d’emploi.

En fait, nous subissons les conséquences d’une rupture d’équilibre du marché Européen des transports routiers de marchandises consécutive à une perte de Compétitivité du pavillon français qui se manifeste par un effondrement en part commerciale. Le phénomène est tout à fait comparable à celui qui, par le passé, conduisait, dans la CEE, un pays à dévaluer subitement sa monnaie ou et à prendre des mesures de sauvegarde en sortant provisoirement du SME. Nous savons tous qu’afin de régler ces crises, l’Euro a été créé, monnaie unique qui impose des règles uniques dans un marché unique. Harmonisation qui n’a pas été faite dans notre secteur d’activité.

L’arrivée des PECOS dans une Europe élargie à 25 ne peut que détériorer encore davantage la situation avec un contexte hyper concurrentiel.

C’est pourquoi, en attendant une hypothétique règle du jeu commune, nous avons présenté un plan d’urgence de sauvetage du pavillon routier français afin de prendre les mesures indispensables à une réduction de la distorsion de concurrence. Je n’ai pourtant pas le sentiment que Monsieur le Secrétaire d’état aux transports et à la mer, Dominique Bussereau, ait pris la juste mesure de l’ampleur du problème, qui, s’il est aggravé, voir masqué conjoncturellement par la crise économique générale, est en fait essentiellement structurel.

Dans ces conditions l’OTRE, accompagnée d’une majorité de transporteurs, a demandé à Monsieur Le Premier Ministre Jean Pierre Raffarin de faire jouer au niveau européen la clause de sauvegarde et de suspendre provisoirement le cabotage en France, le temps de mettre en application les mesures proposées par la profession. L’année 2003 restera positivement marquée par un changement radical des chefs d’entreprises du transport routier français, qui ont su se lever, se mobiliser et s’unir afin d’insuffler une volonté nouvelle, relayée par l’AFTRI, l’OTRE, TLF, L’UNOSTRA qui a permis de passer d’une cogestion du déclin du pavillon français à la défense de la profession.

L’année 2003 a donc bien été celle du sursaut de toute une profession qui a demandé à son ministère de tutelle aide et protection afin de sauver ses entreprises.
Cet appel n’a que très partiellement été entendu !
Aussi se pose la question en 2004 d’exiger ce qui est naturellement du !
Se pose également la question des moyens à employer pour gagner !
Après 2003 l’année du sursaut
2004 sera l’année du rebond avec la création de L’UNION DES PROFESSIONNELS DE LA ROUTE (UPR), dont le premier acte aura été la demande de la tenue d’un comité interministériel présidé par monsieur le 1er ministre afin de sauver le pavillon routier français !
Il est évident que pour l’OTRE seuls les transporteurs peuvent répondre à ces questions !
Ce sera le cas lors du 4° congres national le 06/03/2004 à Toulouse !
En attendant espérons que ce début d’année connaîtra une prise de conscience de l’ensemble des acteurs du transport et qu’un sursaut national permettra l’activité de nos entreprises et la pérennité de nos emplois dans notre pays.
Avant de terminer ces quelques mots, permettez moi d’avoir, en mon nom et au nom de tous, une très forte pensée pour ceux de nos amis qui, dans ces conditions, n’ont pas pu continuer leur activité professionnelle en 2003.

Je vous souhaite une bonne et heureuse année 2004 faite de santé et de prospérité.
Jean Pierre Morlin