Lamy2 26/06/2003 - TRM : Bilan de la réunion du G4
LAMY 26/06/2003 TRM : BILAN DE LA REUNION DU G4 Le G4, c’est la rencontre des quatre organisations les plus motivées pour travailler ensemble (AFTRI, OTRE, TLF, UNOSTRA). Le G4 s’est traduit par un communiqué final (plan d’action) mais, au-delà de ce travail commun, on assiste bel et bien à l’émergence d’un véritable lobby routier qui change la donne dans le secteur. En effet, en plus du plan d’urgence (que j’analyse dans un autre article), il y a dans la démarche commune de ces quatre organisations telle qu’elle a été présentée hier, une nouvelle donne, que l’on peut résumer comme suit : - l’OTRE est pleinement reconnue par les trois autres organisations professionnelles et Jean-Pierre MORLIN par ses pairs. il était hier, placé au centre de la tribune et c’est lui qui a eu l’honneur d’ouvrir la conférence de presse. Ceci posé, la délégation de l’OTRE à cette conférence de presse était beaucoup trop nombreuse : deux ou trois personnes auraient largement suffi. - la FNTR se retrouve isolée, face à quatre organisations qui, visiblement, ont appris à travailler ensemble et qui vont continuer à œuvrer en commun en respectant leurs différences. Elles n’ont, en effet, aucune intention de créer un confédération et préfèrent de beaucoup instaurer entre elles un concertation régulière plutôt que de créer un nouveau « machin ». Il y a un autre message, tout à fait officieux celui-là, car si le président Petit est respecté et estimé, son bras droit ne semble pas, en revanche, jouir du même privilège et personne ne semble prêt à accueillir la puissante fédération au sein du G4 tant qu’il sera en place. - le message aux pouvoirs publics est double : ils ont désormais en face d’eux un front commun de quatre organisations très représentatives, le leadership de la profession a donc clairement changé de camp. Dans ce contexte, face à la détérioration de la situation du TRM et au risque de disparition du pavillon français, il y a désormais une force professionnelle de proposition qui entend être écoutée. C’est l’ébauche d’un véritable lobby routier. - le message aux partenaires sociaux est clair : il faut « recentrer le dialogue social au niveau de l’entreprise et favoriser l’expérimentation dans un cadre décentralisé ». Ce qui pose de facto le problème de l’avenir de l’UFT, voir à terme, celui de la participation de TLF à cette organisation. Voilà pour l’analyse de la nouvelle donne, dont le ministère des Transports et l’administration vont devoir tenir le plus grand compte à l’avenir.
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