Editorial
EDITORIAL Les entreprises de transport routier enregistrent un net recul sur les marchés européens et toutes les statistiques le confirment. Intra muros, les transporteurs français perdent également des parts de marché au bénéfice des transporteurs étrangers riverains. Nos entreprises souffrent et elles sont lourdement handicapées par : # une fiscalité écrasante, # un gazole trop cher # des coûts sociaux trop élevés # une réglementation française trop rigide et trop sévère comparée à celle de nos principaux concurrents. Nous croyons à l'harmonisation européenne, mais elle arrivera trop tard. Nous sommes à la pointe de ce qui peut se faire de mieux en Europe, ceci à un coût très élevé et nos PME de transport ne sont plus concurrentielles. Ces éléments conduisent inexorablement à la disparition de nombreuses entreprises françaises de transport et les chiffres annoncés par les Directions Régionales de l'équipement dans le cadre des renouvellements des licences sont alarmants. Sur nos routes, nous rencontrerons de moins en moins de camions et d'équipages français et de plus en plus de camions et d'équipages étrangers qui utilisent nos infrastructures et ne participent pas à notre économie ; où est l'intérêt national ? Nous perdons des entreprises, moteurs économiques et porteuses de recettes fiscales importantes, mais nous récupérons des chômeurs ; où est l'intérêt national ? Les professionnels du transport tirent la sonnette d'alarme car ils paient aujourd'hui les efforts accomplis en matière de : # social, # formation, # sécurité, # respect de la réglementation. Et pourtant, ils sont : # fiers de ces progrès, # fiers de la qualité de leur flotte de véhicules, # fiers du faible taux d'accidentologie de leurs véhicules, # fiers de leur politique sociale et de la qualité de leurs conducteurs, # fiers d'être français et européens. Mais ils sont dans un même temps conscients que les autres transporteurs européens bénéficient d'un traitement plus souple de la part de leurs organismes administratifs, et ils dénoncent ces différences qui accentuent la concurrence et facilitent l'accès à nos marchés aux transporteurs étrangers pour lesquels des contrôles plus sévères sur le territoire national permettraient d'équilibrer les chances. Nous assistons depuis quelques années à la disparition des industries : # minière, # métallurgique, # textile, # chaussure, etc. Du transport maritime, aérien, du monde de l'agriculture. Nous assistons à la démobilisation des financiers qui ne souhaitent plus investir dans les PME françaises. Relevons la tête, ne restons pas impuissants et refusons la fatalité, mobilisons les élus, les administratifs, les chargeurs, les fournisseurs, les syndicats professionnels et ouvriers, faisons passer le message auprès des médias, les transporteurs refusent une Europe dans laquelle ils seront sanctionnés parce qu'étant les meilleurs élèves de la classe. Le Président S.T.R. 47 Francis ZANUT
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