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  Lettre ouverte à Monsieur Bussereau

Lettre ouverte à
Monsieur BUSSEREAU,

Secrétaire d’Etat aux transports et à la mer


Le prix du gazole a connu ces jours derniers une nouvelle flambée. Le peu de marge qui pouvait rester aux entreprises de transport routier de marchandises s’envole en fumée.

Le secteur va aujourd’hui très mal. Le pavillon routier français est en perdition.

C’est le moment choisi par le ministère des transports pour présenter son audit sur les infrastructures de transport.
10 à 15 milliards d’euros sont à trouver afin de financer l’ensemble des investissements prévus.
Votre solution : soumettre les transporteurs à une nouvelle taxe, sous forme de « redevance domaniale kilométrique » !
De telles mesures contribuent à creuser l’écart de compétitivité entre le pavillon routier français et les autres transporteurs européens.

Les entreprises de transport routier de marchandises paient pourtant plus que leur du à l’Etat : T.I.P.P., taxe à l’essieu et vignette qui financent déjà les infrastructures (comme défini par la directive européenne), et les charges fiscales générales comme toute entreprise française.

Vous nous définissez, Monsieur le Secrétaire d’Etat aux transports et à la mer, comme le poumon de l’économie française. Mais vous restez insensible aux cris d’alarme poussés par les transporteurs. Rien n’est fait pour leur venir en aide.

Le gouvernement doit, dans un premier temps, par la prorogation de la récupération partielle de la T.I.P.P., et dans un deuxième temps par une baisse de son taux (suivant ainsi les propositions de la Commission européenne), permettre aux entreprises de transport de continuer leur activité.
Il ne devrait pas oublier qu’une crise du transport routier de marchandises annonce toujours une crise encore plus grave du reste de l’économie.

L’heure est à l’urgence, Monsieur le Secrétaire d’Etat aux transports et à la mer, alors, prenez vos responsabilités :
- intervenez auprès de vos collègues des finances et du budget afin de donner un peu d’air à nos entreprises, en agissant sur la T.I.P.P. ;
- convoquez immédiatement les états généraux du transport, comme l’O.T.R.E. le demande maintenant depuis six mois.


METTEZ-VOUS ENFIN A L’ECOUTE DES TRANSPORTEURS !