(07/07/05)
On ne peut bien sûr que se réjouir de la décision prise par le Conseil européen des ministres du Transport, de reporter au 1er janvier 2006 l’entrée en vigueur du chronotachygraphe numérique. Toutefois, une date peut en cacher une autre et il convient de se méfier des mauvais coups du mois d'août.
Ainsi l'Otre, qui depuis le début de l’année s’est battue aux côtés de l’ASAC, considère-t-elle que ce report ne peut être que bénéfique aux entreprises françaises qui, sinon, se seraient vues encore une fois pénalisées par rapport à leurs principales concurrentes européennes.
Mais elle précise aussitôt que l’Etat français devra s’assurer auprès de ses partenaires que ces six mois supplémentaires seront bien utilisés, afin que tous les poids lourds européens puissent être équipés de la même manière à la date arrêtée. "Sans cela, le report n’aura servi à rien et le différentiel de compétitivité entre transporteurs français et autres européens sera encore accru", souligne-t-elle dans un communiqué...
De même, si l’Otre prend acte de la décision européenne, elle n’a encore aucune garantie que le ministère des Transports va effectivement s’aligner sur la position communautaire.
Cette organisation a d’ailleurs saisi le ministre des Transports, afin qu’il éclaircisse sa position en la matière, soulignant que "les transporteurs français demandent à être traités à l’identique de leurs homologues européens, faute de quoi, encore une fois, l’écart de compétitivité qui les sépare se creusera".
Dans ce contexte, l'Otre avertit clairement que "toute autre position, qu’un report de l’entrée en vigueur obligatoire en France au 1er janvier 2006, serait un frein supplémentaire à la relance de l’activité des PME du transport, et un acte de défiance du tout nouveau ministre à l’égard d’un secteur d’activité en banqueroute et dont il a la charge..."
Lamy
Publié le 07 juillet 2005