Les journées du transport d’Agen se sont achevées samedi ...
Les routiers préparent un manifeste
La deuxième et dernière journée des « journées du transport » qui se sont tenues vendredi et samedi au parc des exposition d’Agen, a été presque entièrement consacrée à l’assemblée générale et aux questions d’actualité de l’Organisation des transporteurs routiers européens (OTRE). Ce syndicat professionnel est né il y a un an exactement, à la suite des gros conflits générés par la hausse des prix du carburant. Il compte aujourd’hui 2 500 entreprises adhérentes. Des entreprises essentiellement basées dans le Sud de la France.
Clôturant la journée, l’OTRE a présenté à ses adhérents ses premiers travaux concernant la rédaction d’un manifeste dont la version finale sera présentée le 16 février prochain à Toulon, lors du 2e congrès de l’organisation.
Dans son discours de clôture, le président de l’OTRE, le Bordelais Jean-Pierre Morlin, en a brossé les grandes lignes.
Au premier plan des soucis des transporteurs routiers, figure l’harmonisation des législations européennes dans le domaine social. Les différences entre les pays pèsent en effet lourdement sur le jeu de la concurrence, alors même que la notion de marché unique devrait garantir des règles communes. Les transporteurs se disent résolument européens, mais veulent d’une Europe harmonieuse.
Autre sujet de préoccupation, l’équilibre entre les différents modes de transport alors que les polémiques se font de plus en plus vives au sujet du ferroutage. Jean-Pierre Morlin lance une mise en garde contre les velléités gouvernementales « de taxer la route pour combler le gouffre du fer ». L’OTRE se dit favorable au transport combiné. « Je suis favorable à l’utilisation rationnelle et optimale de tous les modes de transport » martèle le président.
Depuis sa création, l’OTRE s’est également inquiétée des problèmes de formation et compte s’investir dans ce domaine pour permettre aux entreprises de trouver la main d’œuvre qualifiée nécessaire.
Invité à conclure, Jean-François Poncet a rappelé que le département du Lot-et-Garonne, de par sa situation géographique, était un terrain favorable au développement des entreprises de logistique. « Nous sommes sensibles à vos problèmes » a assuré le président du conseil général, rappelant les efforts réalisés par le département pour aménager les trois échangeurs situés sur son territoire.
DEPECHE -22/10/2001-
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