10 questions à Jean-Pierre MORLIN Président de l’O.T.R.E.
OIM : Après 1 an d’existence, où en êtes-vous au niveau de la reconnaissance « officielle » en tant qu’organisation professionnelle
JPM : Nous avons été reçu en juillet dernier par le Ministère des Affaires Sociales. Un dossier a été déposé, il suit son cours et nous espérons une réponse favorable avant la fin de l’automne.
OIM : Ne vous sentez-vous pas quelque peu frustré, voire exclu par le manque de contact avec le Ministère des Transports ?
JPM : Il me semble que c’est l’ADMINISTRATION qui s’exclut de ce que pourrait lui apporter notre organisation formée de P.M.E.. Elle se coupe de la base réelle des transporteurs. Nous restons attentifs à tout signe positif de sa part.
OIM : Est-ce que les Administrations régionales, départementales, locales vous entendent et vous écoutent ?
JPM : Les relais de l’état, Préfet, Sous-Préfet, DRE, Inspection du Travail nous reçoivent et nous entendent. La plupart d’entre eux seront présents au 1er anniversaire de l’OTRE à Agen.
OIM : De par votre position de « Sudiste », gardez-vous ou avez-vous des contacts avec les départements se situant au Nord de la Garonne ?
JPM : Il est évident que ce sont les départements du Sud qui ont porté l’OTRE sur les fonds baptismaux, après notre exclusion, mais nous oeuvrons pour un réel élargissement et si rien n’est facile, nous avons des structures dans 18 départements et des adhérents dans pratiquement toute la France, donc bien au nord de la Garonne.
OIM : Une 17e puis 18e structures départementales viennent de vous rejoindre, est-ce que la fin de l’année verra l’OTRE accueillir d’autres syndicats départementaux ?
JPM : La commission développement travaille, nous avons des contacts plus que sérieux avec d’autres départements qui désirent nous rejoindre. Certains ont déjà des structures, dans d’autres, tout le travail d’implantation reste à faire, on ne peut donc fixer d’échéance.
OIM : Pensez-vous qu’une 4e organisation professionnelle de transport puisse être efficace ? Qu’apportez-vous de plus aux transporteurs ?
JPM : Quatre organisations professionnelles, c’est effectivement une de trop, par contre laquelle ? En aucun cas l’O.T.R.E. qui est d’ores et déjà la 2e organisation professionnelle française de Transporteurs Routiers. Nous essayons d’apporter la clarté aux transporteurs, le parler vrai. Si l’on nous laisse nous exprimer, nous avons énormément de propositions à formuler afin d’améliorer le quotidien du transporteur et rendre l’espoir et la confiance à notre profession.
OIM : Quelles relations (s’il y en a) entretenez-vous avec TLF, l’UNOSTRA et la FNTR ?
JPM : En ce qui concerne TLF nous avons eu dernièrement une rencontre très franche et très intéressante avec le Président BREAU. Nous souhaitons des rencontres régulières afin d’échanger nos idées et voir si certaines de nos propositions peuvent être communes. Nous avons également rencontré Monsieur CHEVALLIER, Président de l’UNOSTRA. L’OTRE s’est fixée comme ligne de conduite de travailler avec les Organisations Professionnelles qui le désirent.
OIM : Avez-vous des contacts avec les syndicats de salariés ?
JPM : Nous avons toujours eu des contacts. Nous les avons conservés avec les syndicats de salariés locaux et régionaux. Nous travaillons régulièrement ensemble. Au niveau national, nous avons déjà rencontré plusieurs syndicats et nous devons, d’ici fin novembre, avoir un contact avec la totalité de leurs représentants. Avec certains d’entre eux, des contacts réguliers sont établis.
OIM : Quelles lacunes (s’il y en a) voyez-vous dans votre organisation et comment comptez-vous y remédier ?
JPM : Comme lacune principale, si cela en est une, c’est notre croissance rapide, plus de 20 % d’adhérents en plus en à peine un an. Nous devons nous adapter rapidement à tous les niveaux, moyen, méthode et organisation tout en manifestant une certaine souplesse.
OIM : Quels sont vos ambitions et objectifs immédiats pour l’OTRE ?
JPM : Notre ambition première est tout d’abord la reconnaissance de l’OTRE et le doublement de nos adhérents suite à notre reconnaissance. Notre objectif, à moyen terme, est de renégocier ce que l’on appelle « Le franco-français routier », afin de garantir l’avenir du pavillon français sans porter atteinte aux intérêts de nos salariés. Enfin, émanant de chefs d’entreprises de transports routiers de terrain, le Manifeste, en cours d’élaboration, permettra de présenter des solutions réalistes et simples.
Interview du 18 octobre 2001
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