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  Revue de prese du 21 août 2009

Vol de PL : ça suffit, il faut agir !

Le phénomène est de plus en plus inquiétant. Dans le nord de la région parisienne, c'est plus de 200 camions qui seraient volés chaque mois ! Face à l'urgence, l'OTRE demande des comptes aux pouvoirs publics.

« Ils n’en peuvent plus de se faire voler leur outil de travail » : il y a quelques jours, notre confrère Le Parisien faisait le gros titre de son édition Seine-et-Marne en se faisant le porte voix des transporteurs routiers du nord de la Seine-et-Marne, de la Seine-Saint-Denis et de l’est du Val-d’Oise. Ceux-ci lançaient un cri d’alarme pour que cessent les vols à répétition de camions vides dont ils ne cessent d’être victimes. Ces vols de véhicules seraient très fréquents, sans que les autorités semblent s’en émouvoir. Un phénomène qui vient de pousser l’OTRE d’Ile-de-France à réitérer ses doléances auprès du ministère de l’Intérieur dans un courrier envoyé la semaine dernière.

Plus de paroles, des actes !

« Avec nos propres sources, nous avons évalué les vols commis à 200 camions par mois dans cette région », avance Jean-Marc RIVERA, secrétaire général de l’OTRE Ile-de-France. La police et la gendarmerie de leur côté soutiennent qu’il n’est pas possible d’établir des statistiques. On ne peut plus accepter ce discours qui consiste à dire : on n’a pas les moyens de centraliser les faits et de faire des rapprochements. » Il donne en exemple : entre le 20 et le 31 juillet, dix poids lourds ont été dérobés en Seine-et-Marne. Les malfaiteurs ne s’intéressent pas à l’éventuelle marchandise qu’ils pourraient contenir, mais aux véhicules eux-mêmes. Selon les transporteurs et les représentants des pouvoirs publics, ces véhicules volés permettraient d’alimenter un trafic de pièces détachées au Maghreb et en Europe de l’Est.

Trouver la parade

À la demande de l’OTRE, deux réunions se sont déroulées l’année dernière avec le préfet de police de Paris. « On n’arrive pas à comprendre qu’il n’y ait pas une cellule spécifique qui soit créée, s’étonne le secrétaire général de l’organisation. Ce n’est pas en prenant une plainte par ci et en les traitant individuellement par là que l’on va régler le problème. » De son côté, le ministère de l’Intérieur assure que « les forces de l’ordre sont conscientes du phénomène et l’ont inscrit comme objectif prioritaire », tout en insistant sur l’importance des mesures de prévention. « Les entreprises ont investi dans la télésurveillance, équipé les camions de géo localisation », rétorque Jean-Marc RIVERA. « Mais il faut aussi s’occuper de la répression. » « Les puces de géo localisation sont arrachées en cinq minutes», ajoute Céline DUBECQ transporteur à Etrépinny qui a fait de la lutte contre ces vols son cheval de bataille.

Rédacteur : Omri Ezrati

« Vol de PL : ça suffit, il faut agir ! »

Le vendredi 21 août 2009

http://www.flash-transport.com/portail/Accueil.html


François Fillon annonce la « mise en oeuvre » de la taxe carbone

 

En déplacement en Bretagne, le Premier ministre a affirmé que les propositions du gouvernement sur la taxe carbone seront soumises au Parlement dans les prochaines semaines. Il ne précise pas la date d'entrée en vigueur de la taxe.

 

La France a fait un pas hier vers la mise en place d'une fiscalité environnementale. Hier, à l'occasion d'un déplacement en Bretagne consacré à la prolifération des algues, le Premier ministre François FILLON a affirmé : « La taxe carbone, dont les modalités d'application font débat, sera mise en œoeuvre en France. Nous vous ferons savoir dans les prochaines semaines les propositions qui seront soumises au Parlement. » En juillet, un groupe d'experts dirigés par l'ancien Premier ministre Michel ROCARD avait conclu à la nécessité de mettre en place une contribution climat-énergie, jugée être le seul moyen de modifier le comportement des consommateurs et des industriels en affichant, sur le long terme, la volonté des pouvoirs publics d'augmenter le prix des hydrocarbures. « Depuis une vingtaine d'années nous n'avons su que stabiliser nos émissions de gaz carbonique », martelait le rapport, proposant un droit additionnel, perçu à l'amont en plus des accises déjà existantes sur les combustibles fossiles. En recevant le rapport, Jean Louis BORLOO, ministre de l'Écologie, avait évoqué un arbitrage présidentiel en septembre.

 

Signal écologique

En écourtant ses vacances pour faire un déplacement sur le thème de l'environnement, le Premier ministre, qui persiste à employer le terme de « taxe CO », affiche le premier la décision du gouvernement, avec la volonté d'envoyer un signal fort le jour de l'ouverture de l'université d'été des Verts. Rappelons qu'en janvier 2002, le gouvernement JOSPIN avait renoncé à créer une taxe générale sur les activités polluantes (dite TGAP énergie) de 7 centimes sur le pétrole. Mais, sept mois avant les régionales, François FILLON ne dit pas non plus quand et à quel niveau la taxe sera fixée.

Hier, de source gouvernementale, certains évoquaient le principe d'une inscription au projet de loi de Finances 2010. Quant à la date d'entrée en vigueur, « nous n'en sommes pas à ce stade de la réflexion », affirmait-on. « La taxation des émissions de CO2 liée à la consommation d'énergie n'est pas compliquée à monter. Ce n'est pas la réforme de la taxe professionnelle », ajoutait-on. Certains imaginent une mise en œuvre après les régionales, prenant exemple sur le projet de loi de Finances 2006 qui avait annoncé la réforme sur la fiscalité des revenus, une mesure appliquée en 2007. Un tel scénario aurait le mérite, pour la majorité, d'envoyer un signal écologique avant les régionales de mars 2010, tout en différant le prélèvement de ce nouvel impôt.

 

Disparités importantes

Les débats se poursuivent également sur le prix du carbone. Le rapport Rocard propose 32 euros par tonne de CO émise la première année. Cela correspond à une augmentation de 7 à 8 centimes par litre d'essence. Bercy a fait savoir que ce prix est trop élevé. Hier, dans une interview au « Monde », le député européen Vincent PEILLON considérait comme « inefficace écologiquement, injuste socialement et stupide économiquement l'idée de taxer les ménages pour exonérer en plus les entreprises ». Il réclamait une redistribution intégrale aux ménages du produit de cette taxe.

En juillet, Jean-Louis BORLOO s'était fermement prononcé pour la création d'un « chèque vert » distribué aux Français, tandis que le rapport ROCARD plaidait pour réserver cette aide en priorité aux ménages ruraux, à ceux qui habitent loin de leur travail et aux salariés aux horaires décalés. Si, à 32 euros par tonne, les Français devraient payer 160 euros en moyenne par an et par ménage, les études ont montré des disparités importantes : 55 euros pour un ménage modeste en ville et jusqu'à 300 euros pour une famille aisée à la campagne avec chauffage individuel. Les semaines qui viennent s'annoncent chaudes. Et pas seulement à cause de la canicule.

 

Julie CHAUVEAU, Les Echos

 

« François Fillon annonce la « mise en oeuvre » de la taxe carbone »

Le vendredi 21 août 2009

http://www.lesechos.fr/info/france/020108006847-francois-fillon-annonce-la-mise-en-oeuvre-de-la-taxe-carbone.htm