Social : les patrons vont faire des propositions
Semaine chargée pour les fédérations… Lundi, le cabinet de Dominique BUSSEREAU recevait les fédérations de transport reconnues pour évoquer les difficultés du secteur. Mardi, c’était au tour de l’OTRE de venir plaider la cause de la profession. Et jeudi, il est prévu de réunir représentants des patrons et syndicats pour évoquer les salaires du TRM. Pas sûr que l’on arrive à s’entendre…
Lundi, ce sont trois fédérations, FNTR, TLF et Unostra parlant d’une seule voix, qui ont été reçues au ministère des transports. Il a évidemment été question du social et des suites du rapport Liebermann. Les trois mousquetaires se sont engagés à faire de nouvelles propositions incluant de nouvelles avancées pour les salariés, demandant en contrepartie que le gouvernement s’engage à ne pas charger celles-ci. Le ministre devrait prendre possession de ces dernières, le 2 juin. Date à laquelle la FNTR tiendra meeting à Paris. La fédération prévoit de rassembler 2 à 300 transporteurs, plus les deux présidents de TLF et de l’Unostra. Mais finalement sans l’OTRE…
Trois mousquetaires... pas quatre
Malgré des tergiversations internes sur la pertinence d’inviter son nouveau président, Bernard LATASTE, il aurait finalement été décidé, selon ce dernier, de ne pas le faire. Il faudra encore attendre pour le « tous pour un ».
Mais revenons à la réunion de lundi, les fédérations unies ont saisi l’occasion pour rappeler les effets pervers du cabotage. La possibilité donnée à sept nouveaux pays de venir travailler sur nos terres aurait déjà des conséquences jusque sur les prix des transports locaux. « Certains chargeurs se servent de la possibilité de recourir à des transporteurs étrangers comme d’un lièvre. Ils menacent leurs transporteurs français de recourir à des entreprises étrangères à l’avenir si ceux-ci ne consentent pas à baisser leurs tarifs de 10 %. » explique Catherine PONS. « Une répercussion perverse qui tombe à un moment où les prix sont déjà très bas et qui nous conforte dans notre volonté d’obtenir la clause de sauvegarde. Le ministre s’est engagé à défendre notre dossier lors de la prochaine commission transport qui se tiendra à Bruxelles début juin. »
Supprimer l’acompte TEPA
Comme la santé des trésoreries des entreprises de transport routier est au plus bas, « même si depuis un mois les choses redémarrent un peu, on est loin du compte » témoigne la présidente de l’Unostra, « il est plus que jamais urgent d’obtenir gain de cause sur le dossier des allégements de charges TEPA et des heures d’équivalence. Mais il faut aussi obtenir des aides pour les entreprises. » Les fédérations ont donc plaidé pour la suppression de l’acompte de la taxe professionnelle qui doit être payée le 15 juin, « et que beaucoup d’entreprise ne seront pas capables de régler » poursuit la présidente de l’Unostra.
Ils iront négocier les poches vides
Dans ces conditions, les syndicats de salariés, qui doivent rencontrer les patrons demain, pour une réunion paritaire sur les salaires, doivent s’attendre à les voir arriver les mains vides… « Les entreprises ne sont pas en mesure de donner ce qu’elles n’ont pas, et même ce qu’elles ont perdu » argumente Catherine Pons.
Pas mélanger torchons et serviettes
Absent de cette réunion, et pas content de l’être, l’OTRE avait envoyé un courrier au ministre qui a, en retour accepté d’accorder une entrevue à son président, Bernard LATASTE hier en fin d’après midi.
Rédacteur : Valérie Chrzavzez
« Social : les patrons vont faire des propositions »
Le mercredi 27 mai 2009
http://www.flash-transport.com/portail/Accueil.html
FNTR TLF Unostra OTRE
« Promotrans soutiendra l'Unostra jusqu'à la fin 2009 »
Directeur délégué général de Promotrans, Patrick Marcet s'explique sur la décision de l'organisme de formation de ne plus soutenir l'Unostra à partir de 2010. Réponses aux trois questions de l'Officiel des transporteurs.
Quelle décision le conseil d'administration de Promotrans a-t-il pris, le 14 mai, à l'égard de l'Unostra ?
Patrick MARCET : le conseil d'administration a décidé de renégocier la convention générale signée en février 2009 avec la présidente nationale de l'Unostra, Catherine PONS. Jusqu’à la fin 2009, nous continuerons de soutenir économiquement l'Unostra.
En revanche, dès 2010, cette dernière devra se débrouiller sans nous. Dans un courrier adressé aux ministres intéressés, la Cour des comptes a demandé à ce qu’il soit mis un terme à ce mode de soutien. Ce qui vaut aussi pour l'AFT !
La demi-douzaine de régions Unostra qui avaient fait savoir qu'elles ne considéraient plus Promotrans comme leur organisme de formation – cette consigne n’avait pas été donnée à l’échelon national – devront faire machine arrière. Pour quelques mois, la situation s’éclaircit.
Et vis-à-vis de l'OTRE ?
Par 8 voix « pour », 4 voix « contre » et une abstention, l'OTRE fait son entrée dans le conseil d'administration. Une demande d’adhésion avait été déposée en septembre 2008. Le vote officialise les relations de travail que nous avons nouées en régions.
Au plan financier, aucune incidence n'interviendra à ce stade. Mais la démarche débouchera peut-être sur la signature de conventions générales. Elle ne nous empêche pas de nous rapprocher, aussi, de TLF afin de renforcer une vision commune du terrain.
Dans quelle situation se trouvent les ressources financières de Promotrans ?
Les comptes 2008 font apparaître une situation saine. Sur les quatre premiers mois 2009, le chiffre d’affaires global a enregistré une hausse de 7 %. Pour la seule formation continue, les bénéfices ont progressé de 3 %. Nous observons néanmoins un net tassement depuis avril : l’association a perdu 58 % de profitabilité par rapport à la même période 2008.
Par ailleurs, Promotrans n’a plus l’agrément de collecteur agréé pour la taxe d'apprentissage. En 2010, nous aurons interdiction de collecter. D’où l’urgence à bâtir un nouveau dispositif pour nous assurer les ressources nécessaires. Nous avons soumis un projet au groupe AFT-Iftim, qui devient le collecteur unique, afin qu’il le transmette aux ministères concernés. Notre souhait : qu'il nous donne délégation pour collecter auprès des entreprises qui ont l’habitude de travailler avec nous. Elles ne comprendraient pas pourquoi elles devraient verser leur taxe à un autre.
Par Anne MADJARIAN | L'Officiel des transporteurs | 27/05/2009 |