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  Revue de presse du 30 avril 2009

Crise : la pandémie est générale

Nous sommes entrés dans la phase 6. La pandémie de la crise économique survenue en France fin 2008 touche désormais tous les secteurs de l’économie. Même ceux qui avaient été préservés jusque-là. Quant aux services et aux transports, secteurs locomotives de la croissance, ils ont enclenché la marche arrière…30/04/09).

Nous sommes entrés dans la phase 6. La pandémie de la crise économique survenue en France fin 2008 touche désormais tous les secteurs de l’économie. Même ceux qui avaient été préservés jusque-là. Quant aux services et aux transports, secteurs locomotives de la croissance, ils ont enclenché la marche arrière…

Ce matin, la Fédération des centres de gestion agréés et la Banque populaire présentaient le baromètre d’activité 2008 des très petites entreprises. Ils ont confirmé que la crise avait rattrapé toutes les TPE. Elle touche désormais l’artisanat, le commerce et les services, secteurs qui avaient bien résisté à la conjoncture jusqu'ici. La croissance en 2008 des TPE n’a été que de 0,6 %, contre 3 % en 2007.

Le bâtiment résistait encore à la crise l’an passé, avec 4,4 % de croissance. Mais les services et les transports, locomotives historiques de la croissance des TPE, étaient en recul respectivement de 1 % et 0,5 %, contre 8,7 % de croissance en 2007.

Quand le bâtiment ne va plus…

Le secteur de petites entreprises n’avait pourtant pas touché le fond. Au premier trimestre 2009, Christiane Company, président de l’observatoire des TPE, note une dégradation significative dans tous les secteurs. L’activité affichant - 4,2 %, tous secteurs confondus. Elle est pour les services de - 4,2 %, l’alimentation - 3,8 %, la maison et les biens de la personne - 4,2 %. Les agences d’intérim - 28,2 %, la pâtisserie - 16 %, la boisson - 11,4 %, le meuble 12 % et le transport routier - 5,6 %... Quant au bâtiment, qui était le dernier rempart à la crise, il affiche désormais un recul de 4,1 %.

La crise semble s’aggraver avec le temps, puisqu'au mois de mars les TPE ont vu leur activité baisser de 5,5 %, l’alimentaire de 11,4 % et les biens personnels de 7,8 %.

Les banques se méfient du transport

Christian Lesearc’h, de la Banque populaire, a confirmé que les risques bancaires avaient été multipliés par deux. Les professionnels suivent de près leurs clients des cafés-hôtels-restaurants... mais aussi du transport routier, « secteur où les petites entreprises souffrent largement et sont en grande difficulté. D’où les 15 000 procédures judiciaires enregistrées l’an passé. C’est un secteur qui compte des entreprises très petites, insuffisamment structurées, ayant peu de fonds propres et une rentabilité faible… »

Crise de confiance

Prenant la défense des banques, si M. Lesearc’h reconnaît qu’il existait bien un durcissement de l’accès au crédit, il a tenu à souligner que « lorsqu’il y a 5 euros de crédit faits, 4 sont du crédit inter-entreprises et seulement 1 est attribué par une banque ». Or, selon lui, c’est le crédit inter-entreprises qui se durcit. « Quand la confiance est perdue, on réduit les délais de paiement entre clients et fournisseurs. Les entreprises cherchent à être payées comptant ou le plus rapidement possible. Elles se couvrent ». Il en veut pour preuve la hausse de 46 % du factoring enregistré par sa banque au dernier trimestre.

Enfin, à propos des 1 500 dossiers portés en médiation, il assure que « ce sont des dossiers qui autrement seraient allés directement en liquidation. La médiation a donc permis de sauver des entreprises ».

Rédacteur : Valérie Chrzavzez

« Crise : la pandémie est générale »

Le jeudi 30 avril 2009

http://www.flash-transport.com/portail/Accueil.html


BUSSEREAU veut du 25,25 m light

Le ministère des Transports, après avoir balbutié ses annonces en faveur, puis en défaveur, de l’expérimentation des gigaliners de 25,25 m et 60 tonnes, aurait finalement décidé de tester du 25,25 m à 40 tonnes. Démago, vous avez dit démago ?

Fera-t-il, fera-t-il pas ? Les revirements de Dominique BUSSEREAU sur les gigaliners, ces camions de 25,25 m et 60 t avaient laissé quelque peu pantois. Aux transporteurs, il assurait lors de la SITL que l’on pourrait enfin tester convenablement ces ensembles sur les grands axes français. Cette décision avait inquiété les écologistes, France Nature Environnement en premier. Pour les rassurer, le secrétaire d’État aux Transports avait alors indiqué que les 60 tonnes ne rouleraient finalement pas : seuls quelques tests de gabarit seraient effectués.

Pourquoi pas du 25,25 m en 3,5 t ?

Selon notre confrère L’Officiel des Transporteurs, le gouvernement n'aurait finalement pas changé d'avis sur l’expérimentation des ensembles routiers de 25,25 m. Un décret en Conseil d'État sera nécessaire pour une mise sur route encadrée, attendue avant la fin 2009. Les services de Dominique BUSSEREAU assurent que le projet est sur la bonne voie, mais en version allégée : « C'est la longueur en exploitation réelle, à 40 tonnes, qui sera étudiée », préciserait-on au ministère. Ainsi, exit le 60 t et vive le 25,25 m à 40 tonnes. Reste à savoir quels professionnels seront intéressés par ces ensembles géants quasi-vides : les transporteurs de plume d’oie ?

Quel poids utile reste-t-il ?

Sur le portail WK-transport-logistique, cette information a suscité plusieurs réactions de lecteurs. Un transporteur s’interroge : « Peut-on vraiment croire que ce genre de véhicule va révolutionner le transport routier ? ». « On constate déjà que les camions remorques de 14 ou 15 mètres plancher sont loin d´être les plus nombreux. On voit beaucoup plus de 13,6 mètres sur le marché. Ces véhicules ne pourront pas charger du lourd. Avec leurs 40 tonnes autorisées, moins le poids du véhicule (les 40 tonnes comprennent le poids à vide plus le chargement), il ne restera plus beaucoup de fret à charger sur ces véhicules (c´est d´ailleurs probablement la raison pour laquelle on parlait au départ de 60 tonnes autorisées) », poursuit-il.

Ni utile, ni rentable !

« En général, on ne trouve pas les limites dans le volume, mais dans le poids des marchandises. Arrivé à 23-24 tonnes, le camion remorque de 14 ou 15 mètres peut encore avoir deux mètres de place : on ne peut plus rien y mettre. En résumé, augmenter la taille des véhicules sans augmenter le poids autorisé est totalement illogique. À part pour charger des « poids plumes » en aller-retour, ce ne sera ni utile, ni rentable », conclut-il. Et de s’interroger : « Encore un peu de démagogie écolo pour faire oublier les échecs du transport combiné rail-route ? »

Ca va créer du chômage

Un chauffeur craint, quant à lui, pour son emploi. « Ces grands ensembles vont forcément créer du chômage : moins de camions sur la route, donc moins de chauffeurs. C'est très intelligent, pendant une période de crise. » Et de continuer sa liste de griefs. « Avec une semi, nous avons parfois toutes les difficultés du monde à manœuvrer chez les clients. Alors imaginez, avec un 25 mètres de long ! De plus, les parkings sur les autoroutes sont remplis et il n'existe pas d'emplacements pour une telle longueur. Une fois de plus, le gouvernement met la charrue avant les bœufs », dénonce-t-il.

Rédacteur : équipe du Flash

« Bussereau veut du 25,25 m light »

Le mercredi 30 avril 2009

http://www.flash-transport.com/portail/Accueil.html